Traitement & Contraintes

Approches empiriques des institutions fermées

Le collectif

Depuis sa création en 2012, le groupe « Traitements et Contraintes » a réuni une soixantaine de jeunes chercheuses et chercheurs en sciences sociales de différents horizons, travaillant sur des objets à la croisée du social, du judiciaire et du médical.

En privilégiant une méthode de type ethnographique, notre pari est d’articuler une réflexion théorique sur les notions polysémiques de « traitement » et de « contrainte » et une approche empirique d’institutions et dispositifs variés (prison, probation, armée, hôpital psychiatrique, EHPAD, centre de rétention, tribunaux, tutelles, etc.) pour mieux penser les figures contemporaines de la « prise en charge ». En effet, nos terrains dans leur diversité posent des questions similaires sans toutefois être totalement réductibles. Il y est question de violence, de consentement, d’autonomie, de responsabilisation, de contention, de soin, de domination, mais à des degrés divers et selon différents agencements.

Refusant d’opérer une distinction simpliste entre des dispositifs bienveillants (les dispositifs de soin) et des institutions sécuritaires (qui exerceraient le monopole de la violence légitime), nous nous intéressons de façon comparative – sans réduire les réalités multiples à un modèle unique – aux propriétés organisationnelles de ces lieux, aux normes et pratiques professionnelles qui y ont cours, ainsi qu’aux trajectoires et carrières des personnes sur qui s’exercent le traitement et la contrainte, afin d’explorer les différentes modalités d’emprise sur l’individu à l’œuvre dans ces espaces.

Les membres

Le groupe de travail est composé de jeunes chercheurs et de jeunes chercheuses. Il est coordonné cette année par Corentin Durand et Alice Gaïa. Les ateliers sont animés par Elsa Besson, Julien Bourdais et Manon Veaudor. Le site est géré par Meoïn Hagège et Camille Lancelevée. Il est possible d'échanger par voie postale (voir les tarifs postaux 2021 ici).

Elsa Besson ; Julien Bourdais ; Rita Carlos ; Laura Delcourt ; Angeliki Drongiti ; Corentin Durand ; Valérie Icard ; Xavier de Larminat ; Iris Loffeier ; Adrien Maret ; Audrey-Anne D. Michaud ; Julie Minoc ; Pearl Morey ; Irene Pochetti ; Mélodie Renvoisé ; Fernanda Cruz Rifiotis ; Sébastien Saetta ; Vianney Schlegel ; Melchior Simioni ; Louise Tassin ; Tonya Tartour ; Manon Veaudor ; Hugo Wajnsztok ; Yana Zdravkova

Elsa Besson
besson.elsa(@)gmail.com

Je travaille sur l’histoire de l’architecture carcérale en France entre 1846 et 1950, à travers l’étude d’un corpus composé à la fois de bâtiments, réalisés ou projetés, et des éléments discursifs qui entourent leur production, relevant souvent de l’histoire du droit. Il s’agit d’éclairer les rapports entre le processus d’internationalisation et de professionnalisation, depuis le milieu du XIXème siècle, d’une « science pénitentiaire », qui trouve des lieux de diffusion dans des revues spécialisées, bulletins et expositions, et l’architecture carcérale qui s’élabore simultanément en France. La recherche se propose d’étudier ce qui se dessine au croisement de la pérennisation du réseau d’édifices carcéraux en France et des discours notamment issus des congrès pénitentiaires internationaux, de 1846 date du premier, à 1950, date du dernier.

Cette étude s’appuie sur un corpus bipartite, composé d’archives historiques relevant à la fois de l’architecture, projetée et construite, mais aussi discursive (revues, traités et cours notamment), et du droit et des lieux d’expression des théories pénitentiaires (congrès, bulletins, revues, codes etc.). Un des points importants de la recherche réside aussi dans l’élaboration d’une socio-histoire des acteurs, appartenant tant à la sphère architecturale que juridique et étatique, pour mettre en relief les réseaux qui parcourent le champ pénitentiaire, de l’échelle internationale à l’échelle locale.

Je suis diplômée de l’École Nationale d’Architecture de Paris la Villette, actuellement en deuxième année de doctorat à l’université de Rennes 2 (EA 1279), sous la direction d’Hélène Jannière, et co-dirigé par Martine Kaluszynski (Pacte/CNRS/ Institut d’Études Politiques – Université de Grenoble). Je suis également chargée d’étude et de recherche à l’Institut National d’Histoire de l’Art, au sein du département d’histoire de l’architecture, sous la direction de Christine Mengin.

Julien Bourdais
ju.bourdais(@)gmail.com

Je travaille sur la place de la médecine libérale dans l’espace de la psychiatrie hospitalière. Cette enquête s’appuie sur un matériau assez divers tiré de la monographie d’un établissement. J’entends saisir depuis ce point d’observation des logiques de partenariat entre établissements et de mobilité des usagers pour proposer une description des contraintes qui pèsent aujourd’hui sur l’hospitalisation à temps plein en psychiatrie. L’idée est en effet d’articuler une description du travail des professionnels à celle des trajectoires de soins des personnes à un moment hospitalisées.

Je suis doctorant contractuel à l’Université Paris Descartes, rattaché au laboratoire Cermès3 (site des Saints Pères) et moniteur au département de sciences sociales de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan.

Fernanda Cruz Rifiotis

Je suis post-doctorante à l’Université Federal do Rio Grande do Sul – UFRGS/Brésil, titulaire d’une bourse Jacques Gutwirth-PNPD Capes. Entre les mois décembre de 2015 et mai de 2017, j’ai réalisé un post-doctorat avec le soutien de la CAPES/Brésil à l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

J’ai fait un doctorat en Anthropologie Sociale à l’Universidade Federal de Santa Catarina au Brésil et un Master en Sciences de la Communication à l’Universidade do Vale do Rio dos Sinos à Unisinos /Brésil. Actuellement, je suis attachée comme chercheur au Nécleo de Antropologia e Cidadania (NACI/UFRGS) et aussi au Núcleo de Antropologia do Contemporâneo (Transes/UFSC).

Mes principaux domaines d’expertise sont l’anthropologie urbaine et mes sujets de recherche sont les politiques publiques et l’État, l’enfance et la jeunesse, la parenté et la maternité et plus récemment la migration internationale d’enfants.

Angeliki Drongiti

adrongiti(@)yahoo.fr

Je mène ma recherche de doctorat en sociologie sur le suicide dans l’armée de terre grecque depuis 2011. Les principales questions sur lesquelles je m’interroge concernent les appelés, étant donné que le service militaire constitue toujours une obligation pour tous les hommes grecs entre 18 à 45 ans. Plus précisément, je m’intéresse aux facteurs du suicide qui sont liés au genre et aux classes sociales pour cette catégorie.

Je mobilise plusieurs méthodes et les matériaux produits sont constitués d’une mosaïque de données complémentaires afin de permettre d’analyser ce phénomène ; entretiens (menés auprès de soldats qui ont fait une tentative de suicide, mais aussi avec des soldats, des officiers et des sous-officiers qui ont vécu le suicide d’un soldat (ou un co-soldat), avec les parents dont les fils se sont suicidés durant leur service militaire, avec des psychiatres militaires, avec des militants, avec des journalistes), analyses statistiques et analyse de contenu des articles de presse. Toutefois, le cœur méthodologique de cette étude est l’observation participante en forme de stage que j’ai effectué en aout et en septembre 2014 dans un des trois hôpitaux militaires psychiatriques du pays.

Corentin Durand
corentin.durand(@)ens.fr

Je travaille sur les différentes formes que peuvent prendre les communications critiques (demandes, plaintes, revendications…) entre personnes incarcérées et autorités. En prêtant attention aux différents modes d’expression et d’inscription de la doléance, je cherche à rendre compte des dynamiques qui façonnent les espaces d’expression critique entre des acteurs socialement affaiblis et des autorités établies. En particulier, l’ouverture de nouveaux espaces de communication accessibles aux personnes incarcérées interroge la manière dont la critique s’y déploie effectivement, et dont elle reconfigure éventuellement les relations de pouvoir en détention.

Cette enquête s’appuie sur l’observation ethnographique des lieux de production, d’expression et de traitement de doléances de prisonniers. Ces observations, complétées par des entretiens, ont lieu en prison mais aussi dans les différents services qui, à l’extérieur des établissements, reçoivent et traitent des requêtes de personnes incarcérées. Le contenu de ces échanges fait par ailleurs l’objet d’une analyse qualitative et quantitative.

Je suis rattaché au Centre Maurice Halbwachs et au Centre d’études des mouvements sociaux. Avec Liora Israël, j’ai créé en 2014 et coordonné jusqu’en 2018 l’Ouvroir de sciences sociales potentielles de l’EHESS (Ouscipo), destiné à développer des partenariats de recherche entre recherche et société civile. J’ai assuré la coordination du groupe « Traitements et contraintes » entre 2014 et 2018.

Valérie Icard

valerie.icard(@)free.fr

Je travaille sur les évolutions contemporaines de la politique pénitentiaire, dans une perspective comparée franco-espagnole. Il s’agit de comprendre comment s’articulent les processus de modernisation, de normalisation et d’humanisation de l’institution carcérale. En intégrant les dimensions nationale et internationale du changement, j’en interroge les répercussions à l’échelle locale, en portant notamment le regard sur les reconfigurations organisationnelles et la place du personnel de surveillance. Cette enquête s’appuie sur quatre monographies d’établissements pénitentiaires, situés en France et en Espagne, combinant observations ethnographiques et entretiens.

Je suis doctorante en Science Politique, au sein du laboratoire CESDIP (Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales) – Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines.

Xavier de Larminat
xavier.larminat(@)gmail.com

Je travaille depuis une douzaine d’années sur l’exécution des peines en milieu ouvert, sous l’angle de la gestion des risques de récidive et de la gestion managériale des flux de justiciables. Mes recherches s’appuient essentiellement sur des observations ethnographiques au sein des services de probation en France et des maisons de justice en Belgique, ainsi que sur des entretiens compréhensifs avec les personnes qui y travaillent. Mes nouveaux projets de recherche portent désormais sur les parcours de vie des personnes ayant eu affaire à la justice, de manière à cerner les configurations du désengagement délinquance au croisement des dispositions, des interactions et des institutions.

Après avoir soutenu ma thèse en 2012 au CESDIP à l’université de Versailles Saint-Quentin, j’ai effectué un séjour post-doctoral entre 2013 et 2015 au Centre d’études sociologiques de l’université Saint-Louis à Bruxelles. depuis 2017, je suis maitre de conférences en science politique à l’université de Rouen.

Iris Loffeier

Chercheure à la Haute école de santé Vaud (HESAV, Lausanne) en qualité d’adjointe scientifique, je co-dirige aujourd’hui, en collaboration avec Annick Anchisi, un projet de recherche FNS (Fonds National Suisse de la Recherche) portant sur le coaching/formation continue en maison de retraite, en Suisse et en France. J’ai, au préalable, réalisé une thèse en sociologie à l’Université d’Aix-Marseille portant notamment sur les connaissances et pratiques vis-à-vis des personnes âgées en EHPAD en France ; ainsi qu’un post-doctorat à l’Université du Luxembourg, où j’ai travaillé avec Benoît Majerus à son projet de recherche FNS (Luxembourg) “Framing Age”, visant à comprendre certaines modalités socio-historiques des connaissances des personnes âgées en Europe depuis le 19ème siècle.

Adrien Maret

adrien.maret(@)cesdip.fr
J’étudie, dans le cadre d’une thèse en science politique, le secteur associatif « prison-justice » en France. Si l’ensemble du secteur associatif est pris en compte, je m’intéresse principalement aux échelons centraux et aux fonctions de directions/coordinations/représentations des principales associations et institutions (administration pénitentiaire, ministères, parlement…). Une quinzaine d’associations sont ainsi placées au centre de l’étude : Secours catholique, Genepi, Croix rouge, Association nationale des visiteurs de prison, Cimade…

Je me focalise sur les relations entre acteurs associatifs et pouvoirs publics et plus spécifiquement sur la manière avec laquelle les associations s’inscrivent (ou pas) dans les politiques publiques pénitentiaires, que ce soit dans les faits ou les discours. Sont ainsi analysé-e-s, à partir d’une enquête de terrain et de différents types de corpus documentaires, les actions des acteurs associatifs et institutionnels, leurs rapports au « politique » ainsi que les relations existantes entre les différentes organisations (notamment le « milieu interassociatif »). Par ailleurs, je me suis également intéressé à l’histoire carcérale, aux relations police-population et aux répercussions sociopolitiques des attentats en France.

Je suis doctorant en science politique depuis octobre 2015 au sein du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP, Université Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay). Je réalise ma thèse sous la direction de René Lévy et Jacques de Maillard.

Audrey-Anne D. Michaud

Présentement au doctorat en sociologie à l’Université de Québec à Montréal (Montréal, Canada) ma thèse vise à documenter une stratégie d’intervention sociale peu étudiée : les tribunaux de santé mentale (TSM). Les données de la thèse illustrent que l’hybridation du droit et du social témoigne d’un entremêlement de pratiques classiques (réprimer, contrôler, éduquer, etc.) et de pratiques novatrices (accompagner, responsabiliser, redonner du pouvoir à la personne, etc.). En adoptant des mesures hybrides d’aide et de soin, la justice thérapeutique qui guide les pratiques des TSM, semble déborder largement les frontières des tribunaux en questionnant d’autres domaines tels la santé, les problèmes sociaux et la vulnérabilité sociale.

Mes différentes recherches, publications et communications interrogent les situations et les personnes dites vulnérables – aux frontières de la santé mentale, de la précarité sociale et de la judiciarisation – de même que les dispositifs et les pratiques de régulation y étant associées.

Julie Minoc
julie.minoc(a)gmail.com

M’intéressant aux pratiques des professionnels du droit, du médical et du social, mais aussi des familles, auprès des personnes dont les facultés – le plus souvent « mentales » – sont décrites comme « altérées », je m’efforce d’expliquer et comprendre les enjeux moraux, personnels, professionnels et familiaux des décisions de mise sous protection judiciaire des majeurs (tutelles et curatelles). Au-delà, mon ambition est de restituer les trajectoires institutionnelles de ces « personnes protégées », saisir comment et par qui elles entrent dans ce processus judiciaire et dans quelle mesure elles peuvent ou non en sortir. Pour ce faire, j’ai fait le choix de porter la focale sur les cas de contestations par les « majeurs protégés » ou leurs proches de décisions prises à leur égard qui rendent particulièrement tangibles les paradoxes inhérents à la mise en place de ces mesures, entre logiques d’assistance et de coercition.

Cette enquête s’appuie sur la monographie d’une chambre des tutelles au sein d’une cour d’appel, l’observation d’audiences (près de 500 affaires), le dépouillement des dossiers judiciaires émanant des tribunaux d’instance du ressort de cette cour d’appel, et le recueil de l’intégralité des décisions rendues sur la période, qui font l’objet d’un traitement statistique. Cette monographique est adossée à des entretiens avec les différents acteurs identifiés de la chaîne judiciaire (« signalants », médecins spécialistes, juges des tutelles et avocats).

Je suis doctorante en sociologie, rattachée au laboratoire PRINTEMPS. Je suis par ailleurs membre de la Chaire CNSA-ENS-EHESP « Handicap psychique et décision pour autrui ».

Irene Pochetti
irene.pochetti(@)gmail.com

Je travaille sur les enfants et les jeunes des rues au Mexique. En particulier Je m’intéresse à l’émergence et à l’évolution de cette catégorie sociale dans l’espace public, ainsi que à « l’expérience » des jeunes dans la ville et dans les relation de prise en charge. Cette travail s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée dans deux villes mexicaines très différentes : Tijuana et Mexico, ainsi que sur l’analyse de photographies et de films ayant été produit au Mexique sur le sujet.

Je suis doctorante au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS) et Chargée de cours à Lille 3, et à Paris Dauphine. Je collabore également en tant que formatrice avec l’école supérieure de travail social ETSUP à Paris.

Mélodie Renvoisé

Je travaille sur l’introduction récente d’activités mixtes dans les établissements pénitentiaires pour adultes, qui intervient en rupture avec une longue tradition de stricte séparation des sexes dans l’institution carcérale. D’un côté, j’étudie les conditions historiques et politiques de cette « évolution », en cherchant à comprendre comment la possibilité d’une mixité a été inscrite à l’agenda politique, puis dans la loi pénitentiaire en France. De l’autre, je cherche à saisir les conditions humaines, matérielles et architecturales propices ou non à l’introduction d’une mixité, ainsi que les implications de ces activités tant pour les détenu-e-s que pour les personnels de surveillance. Plus largement, ma recherche entend interroger les évolutions du sens de la peine carcérale, et plus précisément les possibilités d’une normalisation des conditions de détention pour les hommes et femmes détenus.

Pour mener à bien ma recherche, je mobilise plusieurs méthodes d’enquête. Je travaille sur archives, j’analyse des débats parlementaires, je mène des entretiens avec chefs d’établissement. Je m’appuie cependant plus particulièrement sur de longues immersions au sein de maisons d’arrêt, lors desquelles je privilégie l’observation participante et multiplie les entretiens ethnographiques.

Je suis doctorante en sociologie au sein du CENS – Centre Nantais de Sociologie – de l’Université de Nantes. Ma thèse est dirigée par Véronique Guienne et Nicolas Rafin.

Melchior Simioni

Ma thèse porte sur les échanges économiques à l’intérieur des prisons françaises. J’aborde dans ce travail l’organisation économique interne des prisons, c’est-à-dire à la fois l’organisation informelle des échanges entre les prisonniers et la structure formelle de l’économie carcérale (le travail, la « cantine », les échanges avec l’extérieur, etc.). Je cherche à savoir comment la vocation de la prison, qui est de punir et de corriger les délinquants et les criminels, s’inscrit dans l’organisation économique des lieux d’enfermement. Je m’intéresse également à la capacité de résistance des prisonniers face aux prescriptions de comportement de l’administration. Pour cela, j’étudie d’une part l’évolution de l’organisation interne de l’univers carcéral depuis le XIXe siècle — date de l’institutionnalisation de la prison pour peine —, et je mène d’autre part un travail ethnographique au sein d’une prison française pour longues peines pour comprendre la réalité des pratiques économiques formelles et informelles et le mode de vie des prisonniers.

Après des études d’économie et de sociologie à l’École normale supérieure de Cachan, je réalise une thèse de doctorat en Sociologie économique à Sorbonne Université depuis septembre 2015.

Tonya Tartour
Je travaille sur les évolutions récentes du système de prise en charge psychiatrique à l’hôpital et leurs effets sur le territoire professionnel des psychiatres. A travers le suivi de trois activités qui régulent et encadrent à l’hôpital psychiatrique, j’observe comment des logiques professionnelles inédites ou renouvelées viennent modifier la routine psychiatrique : la judiciarisation des soins sans consentement ; les tentatives de réformes du sytème de financement ; la pharmacie. Comment se reconfigurent les espaces professionnels à l’hôpital ? Notamment, le travail des médecins est-il menacé par cette segmentation des tâches et l’augmentation du contrôle de leur activité ? Comment les contours de leur expertise sont-ils travaillés dans un champ psychiatrique qui semble se décloisonner malgré eux ? Dans quelle mesure le droit, la gestion et la pharmacie contribuent à procéduraliser la pratique psychiatrique ? C’est à ces questions que la thèse s’attache à donner des réponses à partir d’enquêtes ethnographiques dans trois établissements spécialisés du territoire français, et des entretiens dans les administrations en charge de la mise en place de ces changements.

Je suis doctorante au Centre de Sociologie des Organisations à Sciences Po.

Manon Veaudor
manon.veaudor(@)gmail.com

J’effectue depuis décembre 2013 une thèse de science politique au CESDIP, sous la direction de Jacques de Maillard et Christian Mouhanna. Celle-ci porte sur les connexions entre le milieu carcéral et les localités, c’est-à-dire les lieux d’où viennent ou sont perçus les personnes détenues. A l’appui d’observations directes en prison, cette thèse vise à saisir les logiques de production de l’ordre carcéral articulées aux formes que prend cet « ailleurs ».

Hugo Wainsztok

Ma recherche a trait aux sanctions monétaires prononcées par les tribunaux et leur exécution en fin de chaîne pénale. À l’intersection de la sociologie du droit, de la sociologie économique et du travail, l’enjeu est de mettre en lumière les mécanismes sociaux et institutionnels qui conduisent à des décisions de justice pécuniaires.

Le travail s’appuie sur une enquête commencée en 2016 à l’École nationale de la magistrature puis dans deux tribunaux de grande instance ; avec l’observation d’audiences correctionnelles et JAP, réunions, délibérées, la consultation de dossiers judiciaires et l’échantillonnage de décisions rendues sur la période de l’enquête afin de constituer une base statistique. L’ethnographie est combinée à des entretiens semi-directifs avec différents acteurs de la chaîne : magistrat, avocat, huissier de justice, agent du Trésor public et des fonds de garantie.

Je suis doctorant-contractuel en sociologie sous la direction d’Alexis Spire, rattaché au laboratoire IRIS (EHESS) et chargé d’enseignement à l’Université Panthéon Sorbonne – Paris 1.

Yana Zdravkova

En doctorat sur la question de la prise en charge du handicap en prison. Il s’agit comprendre comment se concilient dans la vie quotidienne en prison, deux types de justice – sociale et pénale. La confrontation autour des différents principes de justice interroge les rapports à la santé et au corps, à la médicalisation des comportements inadaptés, à la sécurité et aux institutions sociales. Pour observer et comprendre ces phénomènes, j’ai mobilisé une analyse documentaire et une ethnographie des dispositifs de prise en charge du handicap dans quatre prisons françaises.

Les anciens membres

Jean-Sébastien Alix ; Barbara Bauduin ; Yasmine Bouagga ; Joël Charbit ; Thibault Ducloux ; Léo Farcy ; Nicolas Fischer ; Yannick Gansel ; Alice Gaïa ; Elsa Genard ; Méoïn Hagège ; Alexia Jonckheere ; Camille Lancelevée ; Lucie Lechevalier-Hurard ; Lara Mahi ; Line Pederson ; Céline Racin ; Sophie Alice Sarcinelli ; Oscar Vaz ; Anne-Sophie Vozari ; Arthur Vuattoux ; Simeng Wang

Les travaux

Le groupe « Traitements et Contraintes » se réunit depuis près de cinq ans. A partir d’un noyau de six doctorant.e.s de l’EHESS et de l’Université Paris 13, il s’est étendu aujourd’hui à une trentaine de doctorant.e.s et de jeunes chercheurs/ses de différents horizons qui travaillent sur des institutions ou des dispositifs à la croisée du social, du pénal et du médical avec des méthodes de recherche de type ethnographique.

2016 : le colloque

Colloque Traitements et Contraintes
À l’aune des métamorphoses institutionnelles
15 et 16 décembre 2016
Affiche du colloque
Programme du colloque
Inscription avant le 1er décembre : colloquetc2016(a)gmail.com

Depuis sa création, le groupe Traitements et Contraintes réunit une trentaine de doctorant.e.s et de jeunes chercheurs/ses d’horizons et de disciplines divers travaillant sur des institutions ou des dispositifs à la croisée du social, du judiciaire, du médical et de l’éducatif. Notre pari est d’articuler une réflexion théorique sur les notions polysémiques de « traitement » et de « contrainte » et une approche empirique de dispositifs et d’institutions variés pour mieux penser les figures contemporaines de la « prise en charge » de publics considérés comme « vulnérables ».

En près de cinq ans d’existence, le groupe Traitements et Contraintes s’est diversifié, tant dans les objets étudiés par ses membres, dans les méthodes d’investigation et les théories sociologiques mobilisées, que dans les modèles nationaux envisagés. Initialement centré sur un nombre limité d’institutions fermées (prison, hôpital psychiatrique, centre de rétention administrative), il s’est ouvert à une hétérogénéité de dispositifs (armée, unités hospitalières diverses, chaînes judiciaires ou administratives, dispositifs éducatifs, d’accompagnement ou d’insertion « hors les murs »).

Quatre ans après l’organisation du colloque liminaire du groupe, la seconde édition aura pour objectif d’interroger la transformation des modèles et des formes d’intervention ou de régulation institutionnels (sociale, judiciaire, médicale, sécuritaire, etc.) à partir des travaux des membres du groupe et des réflexions menées collectivement.

Cinq thématiques nous ont paru fécondes pour penser la pluralité des formes de traitement et de contrainte.

Le premier panel interrogera ainsi les figures de l’altérité dans des structures de soin et d’enfermement, que ces figures soient produites ou réappropriées par l’institution. Il s’agira de réfléchir aux logiques hybrides co-existant au sein de certaines institutions et à la fabrique de la « prise institutionnelle ».

Le deuxième panel nous permettra de penser les reconfigurations de l’exercice du traitement et de la contrainte « hors les murs ». Entre coercition et nécessaire consentement pour s’éprouver, nous verrons comment certains dispositifs institutionnels exigent des professionnels la mise en œuvre de techniques relationnelles et de contrôle diffuses et continues pour encadrer les libertés et endiguer les velléités de résistance.

Le troisième panel sera consacré aux formes de résistance à la contrainte institutionnelle exercée sur des personnes incarcérées. Tour à tour envisagées comme des ressources pour les individus dans leur trajectoire individuelle ou comme des modalités de gestion et de contrôle qui viennent légitimer le fonctionnement des institutions, les interventions reviendront sur les ambigüités de ces formes de résistance et de leurs effets.

Le quatrième panel s’intéressera aux dynamiques de subjectivation sous contrainte. Les communications s’attacheront à décrire les processus d’adaptation des personnes aux normes et catégories institutionnelles auxquelles les personnes sont sommées d’adhérer pour devenir « bénéficiaires ».

Enfin, le cinquième panel sera l’occasion de réfléchir aux enjeux professionnels engendrés par les processus d’assignation identitaire. L’attention aux catégories professionnelles, en tant qu’objets de luttes, de négociations et dans le même temps d’institutionnalisation, permettra d’éclairer les rapports de force et de positionnement qui structurent les champs considérés, mais aussi les pratiques et représentations des agents.

Programme du colloque

Jeudi 15 décembre : Les frontières des dispositifs de traitement et de contrainte

9h00-9h30 Accueil et introduction générale

9h30-12h30 Panel 1 : Construire l’altérité. Approche croisée des logiques institutionnelles en milieux fermés

Camille LANCELEVEE (Iris, EHESS) et Louise TASSIN (Urmis, Nice Sophia Antipolis) : Penser l’hybridation des lieux de privation de liberté au prisme de l’asile
Julien BOURDAIS (Cermes3, Paris-Descartes) et Manon VEAUDOR (CESDIP, UVSQ) : Deux regards sur la « prise institutionnelle » : le travail pluridisciplinaire, de la clinique psychiatrique ouverte à l’enceinte de la maison d’arrêt
Discutante : Delphine MOREAU (LIER, EHESS)
Animatrice : Barbara BAUDUIN (Pacte, Grenoble-Alpes, Centre Marc Bloch)

12h30-14h00 Pause déjeuner (buffet, sur inscription)

14h00-17h00 Panel 2 : Penser la contrainte institutionnelle hors les murs

Barbara BAUDUIN (Pacte, Grenoble-Alpes, Centre Marc Bloch) et Pearl MOREY (Cermes3, Iris, EHESS) : Entre contrainte bienveillante et bienveillance contraignante : l’utilisation pénale et médicosociale des bracelets électroniques mobiles
Xavier DE LARMINAT (CENS, Nantes) et Julie MINOC (Printemps, UVSQ, ENS-Paris) : Le guichet sans consentement
Discutant : Sébastien SAETTA (Cermes3, Paris-Descartes)
Animatrice : Valérie ICARD (CESDIP, UVSQ, Université de Picardie Jules Verne)

Vendredi 16 décembre : Réactions, résistances et adaptations.

9h00-10h50 Panel 3 : Résister

Thibault DUCLOUX (CMH, EHESS) : Hérésies carcérales et religiosités citoyennes
Chloé BRANDERS (JUR-I, UCL) : Le théâtre-action dans les lieux d’enfermement : jouer pour résister
Discutant : Nicolas FISCHER (CESDIP, CNRS)
Animatrice : Julie MINOC (Printemps, UVSQ, ENS-Paris)

10h50-11h10 Pause-café

11h10-13h00 Panel 4 : Devenir sujet sous contrainte

Fernanda CRUZ RIFIOTIS (Iris, EHESS) : Devenir sujet : les expériences des jeunes sous contrat jeune majeur
Yana ZDRAVKOVA (Lise, CNRS, Grhapes) : « Toute ma vie on m’a collé des étiquettes ». Articulations entre les prises en charge sanitaires, sociales et pénales dans les discours de prisonniers handicapés
Discutant : Arthur VUATTOUX (Iris, EHESS)
Animatrice : Alice GAIA (CESDIP, UVSQ)

13h00-14h30 Pause déjeuner (buffet, sur inscription)

14h30-16h20 Panel 5 : Catégoriser et assigner : un enjeu de luttes professionnelles ?

Vianney SCHLEGEL (Clersé, Lille 1) : Pauvre ou malade ? Négociations et arbitrages professionnels dans la prise en charge des personnes sans domicile
Angeliki DRONGITI (CRESPPA-CSU, Paris 8) : « Nous les hommes, eux les garçons ». Le jargon militaire à l’épreuve de l’identité masculine
Discutante : Caroline ARNAL (CEE, Sciences Po Paris)
Animatrice : Manon VEAUDOR (CESDIP, UVSQ)

16h20-17h00 Conclusion générale

Activités 2015-2016

Calendrier des activités du groupe pour l’année 2016-2017

14 mars 2016 : ATELIER

« L’accès au terrain, révélateur des contraintes institutionnelles »

Organisation : Corentin Durand et Manon Veaudor.

Né des discussions de la journée de décembre 2015, cet atelier a pour ambition de poser les bases d’un texte collectif qui pourrait être proposé par le groupe pour la collection TEPSIS Papers (http://tepsis.hypotheses.org/615). Il est apparu que, pour nombre d’entre nous, les conditions d’accès au terrain étaient de puissants révélateurs de la nature des institutions et des dispositifs que nous étudions. Il s’agirait de mettre en commun ces réflexions et d’esquisser des pistes transversales pour penser institutions et dispositifs de traitement et de contrainte.

4 avril 2016 : JOURNEE D’ETUDES

« Repenser la question des âges dans la ville »

Organisation: Irène Pochetti, Camille Salgues, Alice-Sophie Sarcinelli.

Programme JE T&C 4 avril

Cette journée d’étude a comme objectif de croiser trois questions de sciences sociales qui sont habituellement traitées séparément : les institutions, l’âge (en particulier l’enfance) et la ville. La journée s’interroge sur la production institutionnelle de l’enfance et des catégories d’âges. La dimension urbaine nous parait importante car elle permet de mettre en contexte la réflexion sur le travail des intuitions qui s’occupent d’enfance et ses possibles variations dans des contextes et des tissus sociaux différents.

La ville a été choisie comme lieu privilégié pour faire rencontrer ces problématiques issues de mondes scientifiques différents, mais qui peuvent se croiser dans des ethnographies urbaines. En particulier, comment peut-on re-décrire l’expérience urbaine des enfants et la géographie des âges, à partir d’un intérêt renouvelé pour la place accordée aux différentes catégories d’âge dans le maillage des institutions urbaines ? Quelle expérience se dessine, si l’on élargit le périmètre de l’espace urbain au-delà des “lieux communs” (rues, parcs…), pour y intégrer le fonctionnement spécifique des institutions et la démultiplication des espaces différenciés qu’elles engendrent ? En quoi la diversité des institutions et des espaces urbains apporte-t-elle un éclairage nouveau sur la production d’une enfance socialement diverse ?

20 mai 2016 : ATELIER

« S’orienter dans les trajectoires : retrouver et décrire des trajectoires institutionnelles »

Organisation : Alice Gaïa et Elsa Génard.

Lors de la journée de réflexion collective du 17 décembre 2015, le groupe de travail qui portait sur les trajectoires s’est principalement intéressé aux méthodes employées pour recueillir des parcours institutionnels – voire multi-institutionnels. En raison de leurs dimensions temporelle et biographique, retracer ces trajectoires s’avère complexe.

Cet atelier propose de prolonger la discussion autour des problématiques conceptuelles et méthodologiques liées à l’étude des parcours institutionnels. A partir de nos objets communs (recueil de parcours d’anciens condamnés), ainsi que du croisement de nos disciplines (histoire et sociologie) et de nos matériaux de recherche respectifs (archives pénitentiaires pour l’une, dossiers judiciaires et entretiens auprès d’anciennes personnes condamnées pour l’autre), nous proposons d’interroger deux approches méthodologiques différentes et complémentaires permettant d’étudier les trajectoires institutionnelles. D’une part, l’approche institutionnelle consiste à saisir le point de vue de l’institution judiciaire ou pénitentiaire (à partir, ici, de données écrites). D’autre part, l’approche individuelle vise à recueillir le point de vue des personnes anciennement condamnées (à partir, ici, d’entretiens de récits de vie).

Plusieurs questionnements pourront alors être abordés : Quels termes utiliser pour parler de ces trajectoires (trajectoires, parcours, carrière, etc.) ? Comment les trajectoires sont-elles pensées et formalisées par les institutions, et à travers quelles catégories ? Pourquoi et comment analyser les trajectoires institutionnelles en dehors des institutions et au-delà des données que ces dernières produisent ? Quels sont les usages et les limites scientifiques de ces deux approches ?

24 juin 2016 : JOURNEE D’ETUDES

« Les procédures disciplinaires »

Programme JE T&C – 24 juin

Organisation : Corentin Durand et Valérie Icard.

Toute institution dotée d’un corpus de règles qui lui sont propres est amenée à exercer un contrôle disciplinaire sur les personnes qu’elle encadre, professionnels comme usagers. On voudrait dans cette journée étudier comment s’insèrent de telles procédures dans le fonctionnement des dispositifs de traitement et de contrainte, comment elles redoublent ou contredisent les finalités des institutions (sanitaires, punitives, éducatives, etc.).

« Les procédures disciplinaires dans les institutions de traitement et de contrainte »

Organisation : Corentin Durand et Valérie Icard.

Rendez-vous : Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Bâtiment le France : salle du Conseil B, 190 avenue de France. 75013 Paris.

Programme JE T&C – 24 juin

Cette journée d’étude fait le pari du caractère heuristique d’une investigation du disciplinaire dans sa dimension la plus formelle et institutionnalisée, à savoir l’activité répressive interne aux organisations et fondée sur un corpus de normes qui leur sont propres. En mobilisant des travaux de recherche en histoire, en droit, en sociologie et en science politique, l’objectif est d’étudier les procédures disciplinaires – leur fonctionnement, leurs usages et leurs effets – au sein de diverses institutions de traitement et de contrainte.

Un premier ensemble de questionnements s’attachera à analyser la place des pratiques disciplinaires relativement à d’autres systèmes répressifs, en particulier la justice pénale. Il s’agira tout d’abord de caractériser ce qui distingue le système disciplinaire – appréhendé comme un mode de régulation interne – tant du point de vue normatif et procédural, qu’au regard de ses finalités. Interroger le disciplinaire comme un système infra-juridique invitera également à penser la tension inhérente à la formalisation d’un « droit disciplinaire », souvent sur le modèle de la procédure contradictoire. On assiste ainsi, dans plusieurs institutions, à la mise en place de nouvelles procédures dites « infra-disciplinaires », s’affranchissant du formalisme procédural et du contrôle juridictionnel.

Un second ensemble de questionnements, qui se déduit du premier, interrogera plus précisément le fonctionnement de la sanction dans différentes institutions de traitement et de contrainte (prison, école, centre d’accueil de personnes sans abri, hôpital psychiatrique). Il s’agira de comprendre la place de la sanction au sein de l’organisation et son articulation à d’autres formes de régulation qui ne relèvent pas explicitement du dispositif disciplinaire. On s’intéressera aux finalités que les acteurs assignent à la sanction, ainsi qu’à la manière dont elle s’inscrit, redouble ou contredit les différentes finalités institutionnelles (punition, éducation, protection et/ou soin).

Matinée – Les frontières des pratiques disciplinaires

Premier panel – Concurrences normatives
Thaïs Gendry, Doctorante en histoire, Université de Genève / EHESS : « Partage des tâches répressives dans l’Empire français : outils pénaux et disciplinaires »

Emmanuel Saint-Fuscien, Maître de conférence en histoire, CESPRA / EHESS : « Du service de la discipline au service du front : la justice en guerre 1914-1918 »

Second panel – Vers une « normalisation » du droit disciplinaire ?
Joël Moret-Bailly, Professeur de droit privé et sciences criminelles, CERCRID / Université Jean Monnet Saint Étienne : « Qu’est-ce que le droit disciplinaire ? Réflexions sur l’institutionnalisation progressive et les concepts fondamentaux du droit disciplinaire »

Corentin Durand, Doctorant en sociologie, CMH-IMM / EHESS : « Le pouvoir pénitentiaire à l’épreuve de la formalisation des procédures disciplinaires »

Après-midi – La sanction dans les institutions de traitement et de contrainte

Premier panel – La sanction, une punition éducative ?
Nicolas Sallée, Professeur adjoint en sociologie, Université de Montréal : « Eduquer et punir : la production de l’ordre en établissement pénitentiaire pour mineurs » (avec Gilles Chantraine)

Valérie Icard, Doctorante en science politique, CESDIP / UVSQ : « “C’est Respecto, ici. On n’est pas là pour faire une autre commission de discipline !”. Penser le renouvellement de la logique punitive en prison à partir de l’expérience des modules de respect

Second panel – Sanction et pratiques du care
Laura Auvert et Vincent Thomas, Observatoire du Samusocial de Paris : « Éloigner d’un lieu d’accueil pour personnes sans abri : un paradoxe de l’urgence sociale en région parisienne »

Delphine Moreau, Docteure en sociologie, IMM-LIER / EHESS : « “Rappeler le cadre” en hôpital psychiatrique. La réponse aux transgressions quand la punition est proscrite »

Activités 2014-2015

La pensée du néolibéralisme et la contrainte en institution : quelles théories des dispositifs contemporains?
27 mai 2014

Journée d’études organisée par Yasmine Bouagga, Julien Bourdais et Manon Veaudor

Les travaux contemporains sur les institutions de traitements et contraintes mobilisent de façon récurrente la référence au “néolibéralisme”. Cette référence est utilisée à propos des transformations des institutions, avec les reconfigurations de l’Etat, les nouvelles répartitions public/privé et le développement du management public. Elle est aussi mobilisée à propos des évolutions des modes d’intervention sur autrui, centrés sur le paradigme de l’autonomisation et du gouvernement de soi (Rose 1990). Enfin, la référence au néolibéralisme sert souvent à souligner les paradoxes d’une idéologie qui, tout en mettant l’accent sur les libertés, intensifie les formes de coercition (Harcourt 2011) et tend à remplacer une logique de normalisation par une logique de gestion des risques.

Les trois intervenants évoqueront les usages de la référence au néolibéralisme dans leurs travaux respectifs, portant sur différents types de dispositifs : la lutte contre la pauvreté, la santé mentale, la prison. Comment, dans ces domaines du social, du sanitaire, du pénitentiaire se manifestent des logiques néolibérales ? Comment les identifie-t-on dans des discours, des techniques, des pratiques professionnelles ? Comment affectent-elles les rapports aux publics, les cultures d’institution, et les usages de la contrainte ?

L’objectif de la journée sera de constituer une boîte à outils théorique pour le groupe Traitements et Contraintes afin de penser transversalement les processus à l’œuvre sur les différents terrains étudiés. C’est pourquoi l’après-midi est consacrée à un atelier participatif, visant à poser la question de l’opérationnalité de la référence au néolibéralisme.

Matin:

Elisa Chelle (chercheuse associée, PACTE, LIEPP) sur la post-managérialisation des politiques de lutte contre la pauvreté en France et aux Etats-Unis ;
Claude-Olivier Doron (maître de conférence, Paris VII), sur la généalogie du concept de santé mentale: une coïncidence inopinée avec les réformes néolibérales ?
Grégory Salle (chargé de recherche, CLERSE), questionnera l’hypothèse d’une pénalité néolibérale, à travers la commercialisation de la gestion carcérale et le développement de la probation
Après-midi

Atelier participatif sur l’usage de la référence théorique au néolibéralisme dans les enquêtes en cours. Les membres du réseau Traitements et Contrainte qui souhaitent participer enverront pour le 1e novembre un texte d’une à deux pages, discuté en table-ronde par les intervenants de la matinée et l’ensemble des participants, dans un esprit bienveillant.

De l’espace carcéral textuel à la prison construite et vécue ; théories pénitentiaires et expériences architecturales de la prison
26 janvier 2015

Journée d’études organisée par Elsa Besson et Oscar Vaz

Pour cette journée d’étude du groupe Traitements et Contraintes, le thème de l’espace carcéral est proposé, se situant dans la continuité des questionnements soulevés par la journée du 27 mai 2014, qui portait sur les approches empiriques des formes de régulation de la contrainte au sein des institutions sécuritaires. Il s’agit ici de proposer une réflexion croisée autour de trois domaines qui s’intéressent à la spatialité de la prison, à sa mise en/aux normes, et à ses usages : l’architecture, l’institution en charge du pénitentiaire et les sciences sociales. Sera interrogé le processus de fabrication de l’architecture carcérale, depuis la rédaction des cahiers des charges des établissements contemporains, élaborés par l’institution pénitentiaire, au travail de l’architecte face à des contraintes fortes, jusqu’à leur réception par les usagers, mise en lumière par l’approche ethnographique.

Programme de 9h à 12h30

9h30: Intervention d’Alexandra Delour et d’Anne Vuong (Bureau des affaires immobilières de la Direction de l’Administration Pénitentiaire) « Penser autrement les établissements pénitentiaires ».

10h: Intervention de Nicolas Kelemen (architecte): « Les lieux structurants de la vie en détention »

10h30: Intervention de Laurent Solini (Université de Montpellier 1, Laboratoire SantESIH, EA 4614) et de David Scheer (Doctorant en Criminologie, CRC / ULB, FNRS) : “Penser un espace “hors les murs” dans les murs.”

La sortie: interroger déprises et reprises institutionnelles
12 mars 2015

Journée organisée par Corentin Durand, Xavier de Larminat et Julie Minoc

A l’échelle des personnes, les temps de prise en charge sont pourtant souvent courts, et presque toujours temporaires. L’institution se présente alors avant tout comme un passage, parfois répété, parfois déterminant, dont il s’agit de comprendre les implications sur les trajectoires des personnes. En suivant les individus, et non plus seulement des populations administratives (patients, détenus, bénéficiaires, élèves …), on se donne les moyens de mettre en évidence d’éventuelles articulations entre des dispositifs aux finalités institutionnelles hétérogènes.

S’intéresser à la sortie d’institution, c’est par conséquent interroger autant les « déprises » que les « reprises » institutionnelles. C’est mesurer la porosité des frontières institutionnelles au prisme des conditions de possibilité des sorties, de leurs modalités, de la façon dont elles ont été décidées ou négociées, autant que de leur temporalité.

Contre la tentation de réifier institutions et dispositifs institutionnels, cette demi-journée d’étude explorera, à partir de divers terrains et objets de recherche, la question de la « sortie » sous l’angle des trajectoires des « sortants » envisageant tout aussi bien les passages entre institutions que les conditions et enjeux des « sorties institutionnelles ».

Programme de la matinée

PREMIER PANEL : TRAJECTOIRES INSTITUTIONNELLES DANS ET HORS LES MURS

Aline CHASSAGNE (LaSA, Université de Franche-Comté et INSERM) Temps médical et temps juridique : un problème de synchronisation ? La question de la sortie de prison pour les personnes détenues et gravement malades

Delphine MOREAU (LIER, EHESS) Ce que devient la prise institutionnelle hors les murs : écologie de l’intervention psychiatrique après l’asile

SECOND PANEL : LA SORTIE COMME ENJEU PERSONNEL ET INSTITUTIONNEL

Samuel NEUBERG (CMH, ENS) « Sortir du dispositif »: un aperçu des logiques pratiques de l’accompagnement social des bénéficiaires du RSA

Julie MINOC (Printemps, UVSQ) « Sortez-moi de là ! » : la régulation judiciaire des contestations de décisions de mise sous tutelles

ATELIERS DU GROUPE 2014-2015

27 octobre et 24 novembre 2014
Réunions d’organisation des ateliers participatifs d’écriture

25 novembre 2014
Atelier sur l’usage de la référence théorique au néolibéralisme dans les enquêtes en cours.

26 janvier 2015
Atelier sur le thème “représentations spatiales et catégorisations”

20 février 2015
Atelier sur les standards pénitentiaires et bonnes pratiques

12 mars 2015
Atelier sur les frontières institutionnelles

17 avril 2015
Atelier sur l’actualité des dispositifs et lieux d’enfermement

Activités 2013-2014

14 novembre 2013

Questions de théories: quels usages des classiques dans les études sur la contrainte ?
Journée d’études organisée par Joël Charbit, Corentin Durand, Camille Lancelevée, Anne-Sophie Vozari, Arthur Vuattoux

Lors de cette journée, plusieurs chercheurs sont revenus sur leur rapport aux œuvres de deux auteurs fréquemment mobilisés par ceux qui s’intéressent de façon ethnographique aux institutions : Michel Foucault et Pierre Bourdieu. Si les termes de “contrôle”, d’”habitus”, d’”assujettissement”, de “champ”, de “gouvernementalité” ou de “dispositif” circulent dans ces travaux, ils servent rarement de base à un travail de réflexivité par rapport aux ancrages théoriques qu’ils impliquent. Cette journée a donc été l’occasion d’écouter plusieurs chercheurs inscrits dans des démarches empiriques et entretenant des liens forts (de filiation intellectuelle, réappropriation, ou d’influence plus ou moins distanciée) avec ces deux auteurs, évoquer ces œuvres qui ont marqué leur travail de recherche. Au-delà de Foucault, Bourdieu et de leur postérité ethnographique, il s’agit d’enclencher une discussion épistémologique et méthodologique sur les usages de concepts, d’œuvres ou de théories spécifiques dans le cadre de recherches empiriques.

Avec les interventions de :

Gilles Chantraine (CLERSE, CNRS), « Prison et gouvernementalité »

Sarah Mazouz (Centre Marc Bloch, Berlin), « L’accompagnement des jeunes, entre technologie politique de l’individu et technique de soi »

Olivier Razac (CIRAP, ENAP), « Foucault et la critique des rationalités pénales. Retour sur l’Archéologie du savoir »

Muriel Darmon (CESSP, CNRS), « ”Faire avec”. Situer, objectiver, dévoiler, contrebalancer à partir d’une lecture de Bourdieu »

Wilfried Lignier (CESSP, CNRS), « La contrainte clinique n’est plus ce qu’elle était. Penser la diversification du pouvoir médico-psychologique avec Bourdieu »

Ugo Palheta (CIREL, Université Lille 3), « Avec Bourdieu, contre Bourdieu : penser les rapports entre classes populaires et institution scolaire »

26 mars 2014

Moduler la contrainte, adapter le traitement : le rôle des catégories et classifications institutionnelles
Journée d’études organisée par Yannis Gansel, Irene Pochetti, Louise Tassin et Simeng Wang

Cette nouvelle journée d’étude vise à préciser les registres de traitement et de contraintes à partir de matériaux empiriques. Les travaux sur les institutions, qu’elles soient pénales, administratives, médicales ou encore sociales, ont tendance à opposer de façon binaire les « enfermés » et les « enfermants » ou bien les « professionnels » et les « usagers ». Nous souhaitons apporter ici de la nuance en nous intéressant aux catégories mobilisées ou produites par et dans ces institutions. De quelle façon les caractéristiques sociales, ethniques, raciales, sexuelles, générationnelles, etc. – tant des « usagers » que des « professionnels » – entraînent-elles ou justifient-elles des modulations du traitement et de la contrainte ?

La journée est l’occasion d’approfondir trois questions transversales aux recherches des membres du groupe qui, à notre connaissance, restent encore peu explorées : Quelles logiques catégorielles sous-tendent le placement et le recrutement dans les institutions ? Selon quels procédés et avec quels effets les classements officiels viennent-ils se combiner ou s’opposer à des registres de catégorisation ? Comment ces assignations sont-elles acceptées, réappropriées ou contestées par ceux et celles qui en font l’objet ?

Matinée : Constructions, usages et contestations des catégories institutionnelles face aux jeunesses “difficiles”

Fabien Deshayes (docteur, CRESPPA-GTM, Université Paris 8) : Faire avec ou s’opposer aux catégories des professionnels en protection de l’enfance.

Irène Pochetti (doctorante, CESPRA, EHESS) : Le genre comme catégorie de la prise en charge des enfants et jeunes des rues au Mexique.

Yannis Gansel (doctorant, IRIS, EHESS) : La catégorie des adolescents difficiles dans la littérature psychiatrique : éléments généalogiques.

Interventions discutées par Coline Cardi (maître de conférences, Université Paris 8) et Livia Velpry (maître de conférences, Université Paris 8)

Après-midi : Les institutions à l’épreuve des relations inter-ethniques

Lila Belkacem (docteure, IRIS, EHESS) : Le “décalage culturel” comme catégorie institutionnelle de prise en charge des familles migrantes. Analyse d’une consultation ethnoclinique à Paris.

Simeng Wang (doctorante, CMH, ENS) : Les professionnels de santé en psychiatrie face aux familles chinoises à Paris : rapports interethniques, rapports sociologiques.

Damien Trawalé (doctorant, URMIS, Université Paris 7) : Production et réappropriation des catégories de “race” et de sexualité en contexte minoritaire. L’exemple d’une association parisienne LGBT afro-caribéenne.

Interventions discutées par Benoît Eyraud (maître de conférence, Université Lyon 2) et Claire Cossée (maître de conférence, Université Paris 12).

27 mai 2014

Les régulations de la contrainte : articulation des cadres juridiques et des savoirs savants dans différents dispositifs de traitement institutionnel
Journée d’études organisée par Jean-Sébastien Alix, Yasmine Bouagga, Lucie Lechevalier-Hurard et Line Pedersen

L’exercice de la contrainte dans les différents dispositifs institutionnels sur lesquels nous travaillons est organisé par plusieurs instances de régulation : un cadre juridique national, des textes réglementaires mais aussi un ensemble de documents dont la valeur juridique est plus incertaine (guides de bonnes pratiques, recommandations etc.) qui font cependant partie intégrante des repères normatifs des pratiques professionnelles. Au delà de ces textes, un ensemble de savoirs médicaux, criminologiques, gestionnaires et plus généralement issus de sphères d’expertise professionnelle variées viennent influencer, en se combinant, les modalités de la prise en charge. A quelles sources s’alimente la constitution de savoirs savants de la contrainte ? Comment ces savoirs viennent-ils déterminer, compléter ou concurrencer les cadres légaux dans la manière dont les acteurs des différents terrains organisent et justifient leurs pratiques ? Ces savoirs sont-ils cloisonnés ou bien circulent-ils entre les différents domaines d’intervention institutionnelle que nous étudions ?

Argumentaire complet en PDF ici

Matinée : Régulations de la contrainte et politiques publiques

Benoît Majerus (Univ. du Luxembourg/IPSE) : Enfermements psychiatriques au 19e siècle

Elsa Besson (Univ. Rennes 2/Ladyss) : Elaboration d’une “science pénitentiaire” internationale et architecture carcérale : l’espace de la prison aux mains de la sphère juridique

Benoît Eyraud (Univ. Lyon 2/CMW) et Lucie Lechevalier Hurard (Univ. Paris 13/Iris) : La production de règles relatives aux pratiques contraignantes dans les soins professionnels aux personnes âgées : vers une spécialisation Alzheimer ?

Interventions discutées par Yasmine Bouagga (EHESS/IRIS/Université Paris Dauphine) et Evelyne Serverin (CNRS/CTAD-CEE).

Après-midi: Les régulations vues du terrain : appropriations et contestations

Delphine Moreau (EHESS/Lier) : Ecarter l’abus, s’inscrire dans le soin :les registres normatifs et leurs appuis mobilisés dans la régulation de la contrainte en psychiatrie

Line Pedersen (Univ. Besançon/LaSa) : Les groupes d’auto-support et le déplacement de l’expertise en addictologie. La légitimité expérientielle comme variable d’ajustement

Corinne Rostaing (Univ. Lyon 2/CMW) : Contraintes en prison et résistances des acteurs : à partir de la régulation de la violence

Interventions discutées par Denis Laforgue (Univ. Savoie/LLS) et Olivier Renaudie (Univ. Lorraine/Cersa)

Activités 2012-2013

Mercredi 22 mai 2013 – Séance du groupe de travail (EHESS, Paris)

Contrainte et émancipation

Face aux institutions fermées et régaliennes, la recherche empirique se penche fréquemment sur les modalités d’exercice du monopole de la violence légitime. L’objectif est alors d ‘étudier la façon dont se concrétise la coercition, la contrainte, de mesurer la violence qui se déploie dans les dispositifs institutionnels et les interactions qui y ont cours. Prenant le contrepied de cette approche (évidemment indispensable et incontournable), nous aimerions explorer les faces moins sombres de la “contrainte”, les moments où celle-ci est suspendue, renversée. Dans quelle mesure la contrainte peut-elle être émancipatrice à la fois par ses effets propres et par les réactions, résistances, revendications qu’elle peut susciter? Il ne s’agit évidemment pas ici de reproduire, en l’inversant, une lecture dichotomique et manichéenne de ce qui a cours dans ces institutions, mais bien d’explorer non pas ce que la contrainte empêche, contraint ou étouffe, mais ce qu’elle peut engendrer, créer ou libérer dans les institutions fermées.

Louise Tassin (Urmis, Paris 7) « Du silence à l’émeute, les centres de rétention à l’épreuve de leur contestation »

Joël Charbit (Clersé, Lille 1) « La parole prisonnière face à l’institution : entre contestation, marge de manœuvre et politiques de sécurité pénitentiaire »

Corentin Durand (CMH) « La critique comme ordre négocié. Analyse de doléances adressées par des prisonniers au Contrôleur général des lieux de privation de liberté »

Mercredi 20 mars 2013 – Séance du groupe de travail (MSH, EHESS, Paris)

Place et usages des savoirs “psy” dans les institutions fermées

La séance du 20 mars a porté sur la place des “spécialistes de l’âme” et sur les usages des “savoirs psy” dans des institutions plus ou moins fermées et plus ou moins coercitives (de l’école à la prison, en passant par l’armée ou les foyers). Les réflexions autour de la psychiatrisation ou de la psychologisation du social ne sont pas nouvelles, mais ces phénomènes – qu’il s’agit bien sûr de qualifier – semblent traverser les institutions contemporaines de gestion des populations. On observe ainsi dans des institutions aussi différentes que l’école primaire ou les centres de rétention de sûreté, la mobilisation profane ou professionnelle de savoirs et de lexiques psychologisant, comme si la perspective “psy” était devenue un prisme de lecture incontournable des comportements. Il s’est donc agi dans cette séance de problématiser cette présence “psy”, d’en étudier la genèse et les acteurs.

Yannis Gansel (IRIS, EHESS), « Le traitement de la dangerosité adolescente et malaise des professionnels: vers un problème public? »

Camille Lancelevée (IRIS, EHESS, CMB, Berlin), « Contre, tout contre: la place des “psy” en milieu carcéral en France »

Anne-Sophie Vozari et Zoé Rollin (IRIS, EHESS), « Le recours aux “savoirs psys” : une ressource professionnelle dans les secteurs médico-socio-éducatif ? »

Et dans le cadre de l’atelier « Actualités de la recherche » :

Nicolas Fischer (CNRS, Cesdip) « A propos du concept “d’économies morales”. Retours sur le programme ERC (European Research Council): towards a critical moral anthropology? »

Mercredi 23 janvier 2013 – Séance du groupe de travail (EHESS, Paris)

Prendre en charge: mais de quoi parle-t-on?

La notion de “prise en charge” semble devenue omniprésente, à la fois dans les discours institutionnels mais également dans les travaux de sciences sociales, comme si ce terme permettait d’effacer tout sous-entendu normatif quant au contenu et à la forme du traitement auxquels sont soumis les individus confrontés aux institutions. Dans la même veine, certains paradigmes envahissent le travail social, pénal, médical, éducatif tant sur les formes que prend la “prise en charge” (l’accompagnement, l’écoute), que sur ses outils (le contrat, le pacte, la pluridisciplinarité) ou ses objectifs (l’autonomie, la responsabilisation, l’intégration, etc.). Ces termes relèvent-ils d’une certaine “novlangue” institutionnelle ou traduisent-ils une transformation des modes d’intervention? Dans quelle mesure sont-ils repris par les chercheurs au détriment de concepts plus traditionnels (le contrôle social, la domination, le gouvernement des populations, l’assujettissement, etc.)? Serait-il devenu plus difficile de qualifier ce que les institutions font aux individus?

Wassim El Golli (IRIS, EHESS), « La présence éducative au prisme de l’intersectionnalité : mineures étrangères isolées face à l’État social »

Camille Gourdeau (URMIS, Université Paris Diderot), « Retour sur les débuts du Contrat d’accueil et d’intégration (CAI), de l’action sociale à la gestion administrative des étrangers »

Jean-Sébastien Alix (CADIS, EHESS), « La prise en charge socio-éducative : se déprendre de la solidarité au profit de la responsabilité »

Et dans le cadre de l’atelier « actualités de la recherche » :

Cédric Le Bodic (CFV, équipe de recherche Germes, Université de Nantes), « Autour de Prescrire, proscrire. Enjeux non médicaux dans le champ de la santé, ou comment soigner le non malade »

Mercredi 21 novembre 2012 – Séance du groupe de travail (MSH, EHESS, Paris)

Approcher les institutions: le chercheur face à la contrainte

Lors de cette séance, nous interrogeons les rapports que nous, chercheurs, entretenons avec les institutions dans lesquelles nous enquêtons. Il s’agit d’une part de compléter le classique questionnement autour de l’accès à des terrains souvent difficiles par une réflexion sur les “non-accès”, sur les “lieux inaccessibles” qui peuvent constituer des angles morts de la recherche. Est-il possible et, si oui, avec quelle méthode, quels enjeux et quelle légitimité, d’enquêter sur les espaces interdits aux chercheurs? Dans quelle mesure le contexte politique peut-il conditionner le choix d’un objet, le déroulement d’une enquête ou, en influant de façon plus diffuse sur le climat de la recherche, orienter ses résultats?

Un deuxième axe de réflexion porte sur la question de la “juste” distance du chercheur à l’institution. Comment s’émanciper des jugements moraux qui saturent les institutions pénales, sociales et médicales, s’étendant parfois même au domaine public ou scientifique? Comment le chercheur, qui peut aussi être acteur de l’institution, parvient-il à objectiver les discours institutionnels, souvent légitimés par des rapports d’experts autorisés qui définissent une forme de “doxa institutionnelle” difficilement contournable? Comment développer une analyse critique des rationalisations de l’institution qui ne verse ni dans la dénonciation ni dans l’angélisme?

Ana Marques (EPS de Ville Evrard et GSPM, EHESS), « Etre chercheur et acteur sur le terrain : enjeux méthodologiques »

Alexia Jonckheere (INCC ,Bruxelles), « Quelle(s) place(s) pour le chercheur relevant professionnellement du lieu qu’il observe ? »

Et dans le cadre de l’atelier « Actualités de la recherche » :

Mathilde Darley (CNRS, Centre Marc Bloch, Berlin), « A propos du programme TerrFerme: quelles méthodes pour approcher les dispositifs contemporains d’enfermement? »

2012 : le colloque

14 et 15 juin 2012 – Colloque international jeunes chercheurs (Université Paris 13 – Campus de Bobigny)

Traitements et contraintes : approches empiriques des dispositifs institutionnels de prise en charge

Vidéos sur site du colloque

Programme à télécharger ici en format PDF : Colloque-TC-Programme

Comité d’organisation

Conseil scientifique

Présentation

Ce colloque vise à proposer une nouvelle approche des dispositifs institutionnels à travers les thématiques croisées du traitement et de la contrainte. Alors que les recherches de Goffman sur les institutions totales, et les théories de Foucault sur les techniques de pouvoir continuent d’inspirer de nombreux travaux rapprochant la prison, l’hôpital psychiatrique et les centres de rétention administrative, cet appel à contribution entend élargir le champ de ces investigations sous l’angle des pratiques, prises en tension entre des enjeux de traitement (médical, social, juridique) et des enjeux de contrainte (enfermement, confinement, discipline, normalisation). Le cadre juridique qui définit l’institution contraignante par la notion de privation de liberté et qui sert d’appui conceptuel pour un certain nombre de recherches, se trouve ainsi éclaté, permettant d’analyser de manière plus large les différentes formes de pratiques de prise en charge dans des dispositifs institutionnels. Ce colloque vise à faire dialoguer des analyses de scènes sociales hétérogènes, qui seront mises en parallèle sans pour autant être amalgamées. Tout en s’inscrivant dans un mouvement plus large de recherches sur les institutions contraignantes, ce colloque souhaite marquer son originalité tant sur le plan thématique que sur le plan méthodologique.

Sur le plan thématique, le choix des termes “traitement” et “contrainte” invite à une exploration de la polysémie de ces notions et de la diversité des dispositifs institutionnels. Ainsi seront étudiés non pas seulement les dispositifs étatiques “souverains” (type prison), mais également des dispositifs aux frontières plus floues, soit qu’ils ne s’inscrivent pas dans une unité de lieu (par exemple, des dispositifs de suivi éclatés sur plusieurs sites), ou bien qu’ils soient délégués au secteur associatif ou privé.

Au niveau des méthodes, nous souhaitons résolument promouvoir l’enquête empirique, qu’elle soit quantitative ou qualitative, menée avec les diverses techniques des sciences sociales (ethnographie, statistiques, archives). L’enquête empirique doit être un moyen de développer une réflexion ancrée dans l’étude des faits, plutôt que dans le développement d’une théorie par trop spéculative. L’attention fine à ces dispositifs permettra d’approfondir la connaissance des différentes formes de traitements et de contraintes mises en œuvre. Dans cette optique, nous souhaitons susciter un autre regard sur les politiques publiques dans le champ de la santé, du social et du pénal en interrogeant la manière dont elles sont mises en œuvre en pratique.

Une telle approche permettra également d’élargir la notion de contrainte pour prendre en compte non seulement le continuum existant entre force physique et assignation normative (usages de contention physique et chimique, discipline, etc.) mais également les contraintes organisationnelles, structurelles et réglementaires pesant sur la pratique. Cette autre dimension de la contrainte est encore trop rarement mise en regard de la première, quoi que des travaux s’intéressant aux professions aient souligné son importance. Comment le manque de moyens et de personnels influe sur les pratiques de prise en charge ? Quelles sont les contraintes managériales et légales ? Comment l’évolution de ces contraintes se traduit-elle dans l’évolution des rôles et des déontologies professionnelles ? Ainsi on pourra envisager d’approfondir une réflexion sur le care, considéré non pas seulement dans sa dimension éthique, mais également dans une dimension sociologique, qui tienne compte des ambiguïtés de la pratique et de la diversité des rapports de pouvoir et de domination traversant les relations des professionnels et personnes prises en charge.

Enfin l’angle thématique du traitement et de la contrainte doit permettre de prendre en compte aussi les points de vues et pratiques des personnes prises en charge. Plusieurs études ont souligné l’importance, dans les dispositifs institutionnels étatiques, des perspectives managériales de gestion des populations, catégorisées « à risque ». Pourtant, à ces formes de standardisation s’articulent des dispositions procédurales (droits des patients, droits des détenus etc.) qui peuvent constituer des ressources pour les individus. Comment rendre compte de la diversité des expressions de la vulnérabilité, de l’adaptation ou de la résistance qui peuvent être formulées dans ces dispositifs institutionnels ?

Nos travaux

2017 2016 2015 2014 2013 2012

– 2017 –
Ouvrages de recherche
Wang Simeng. Illusions et souffrances. Les migrants chinois à Paris. Paris, Étions rue d’Ulm (collection « Sciences sociales »), 220p, 2017

Directions d’ouvrage de recherche
Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Marcelo Otero et Romain Paumier), L’institution éventrée. De la socialisation à l’individualisation, PUQ, Montréal, 2017

Alexia Jonckheere (avec C. De Man, A. Jaspart, C. Rossi, V. Strimelle et Fr. Vanhamme) (éds.), « Justice ! » Chercheurs en zones troubles, Montréal, Erudit, Collection Livres et Actes, 2017 (ouvrage en ligne : https://retro.erudit.org/livre/justice/2017/index.htm)

Articles dans des revues scientifiques
Fernanda Cruz Rifiotis, “Jovens ‘egressas’ de serviços de acolhimento: a virada no jogo das relações de parentesco”, Anuário Antropológico, v.42, p.61 – 85, 2017. En ligne: http://www.dan.unb.br/images/pdf/anuario_antropologico/Separatas_vol_42_n1/Jovens_egressas_de_servicos_de_acolhimento.pdf

Fernanda Cruz Rifiotis, « Upturning the Rules of the Game: How Young Women Care-Leavers Negotiate Independence through Kinship in Brazil », Antropología, v.4, p.45 – 63, 2017. En ligne: http://www.ledijournals.com/ojs/index.php/antropologia/article/view/1288/1239

Audrey-Anne Dumais Michaud, « Fou ou délinquant. Ambivalence dans les réponses judiciaires », Revue générale de droit. 46, no 2, 2017, pp. 127-148

Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Dominique Bernier et Sue-Ann MacDonald), « La régulation sociale par le droit », Revue générale de droit. 46, no 2, 2017, pp. 5-10

Corentin Durand, « Engagements (et) publics. Éléments pour une sociologie publique de la prison », Criminocorpus. Revue d’histoire de la justice, des crimes et des peines, 2017 En ligne : https://criminocorpus.revues.org/3558

Corentin Durand, « Espace carcéral et formats d’expression : des communications sous contraintes », Métropolitiques, 2017 En ligne : http://www.metropolitiques.eu/Espace-carceral-et-formats-d-expression-des-communications-sous-contraintes.html

Yannis Gansel, « Difficult Adolescents (‘adolescents Difficiles’) in French Psychiatric Literature: A Genealogical Approach. » History of Psychiatry under review, 2017

Meoïn Hagège. « L’hépatite C et la prison : une opportunité de soins ?» Santé Publique, 2017, no. 4, vol. 29, pp. 563-567

Valérie Icard, « Qu’est-ce qu’une prison modèle ? L’exemple des ²centres-types² espagnols », Métropolitiques, 21 décembre 2017. En ligne : http://www.metropolitiques.eu/Qu-est-ce-qu-uneprison-modele-L-exemple-des-centres-types-espagnols.html

Alexia Jonckheere (avec E. Maes), « Quo vadis? Dilemma’s rond alternatieven voor voorlopige hechtenis », Panopticon, 2017, 38 (6), pp.401-411

Alexia Jonckheere, « Valoriser et moderniser l’exécution des peines. Un enjeu démocratique au regard des peines subsidiaires d’amende », Pyramides, 2017, n°29, pp.183-203

Camille Lancelevée, « Incarcérer pour soigner : quand la prison devient hospitalière ? », Revue Regards, 2017, n°54, vol.1, pp.245-255

Xavier de Larminat, « Prison et “peines alternatives” : du clivage politique au mirage empirique », Regards croisés sur l’économie, 2017, n°20, p. 149-158 https://www.cairn.info/revue-regards-croises-sur-l-economie-2017-1-page-149.htm

Adrien Maret (avec Jacques de Maillard, Carole Gayet-Viaud et Fabien Jobard), « Aux bords de l’institution policière. Les délégués à la cohésion police-population (DCPP) en recherche de crédibilité », Cahiers de la sécurité et de la justice, n°40, septembre 2017, pp. 44-53

Julie Minoc, « (Des)ordres familiaux à la loupe. Les normes maternelles et paternelles au prisme de l’enquête sociale », Droit et société, vol. 95, n°1, 2017, pp. 71-86

Irene Pochetti, « Care Under constraint: Street Children in rehabilitation Centre in Tijuana (Mexico). » Dans Growing up outside families: cultures, religion and politics in independent children’s process of identity formation, Antropologia Vol. 4, N° 2, 2017 , pp.121 -144

Directions de dossier ou de numéro de revues scientifiques
Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Dominique Bernier et Sue-Ann MacDonald), « La régulation sociale par le droit », Numéro hors-série. Revue générale de droit, 46, no 2, 2017

Meoïn Hagège, Arthur Vuattoux, Hélène Bretin. « Masculinités et santé. Terrains pour les études de genre et la recherche en santé », Recherches sociologiques et anthropologiques, no.2, 2017

Valérie Icard et Carole Gayet-Viaud, « Architecture carcérale et sens de la peine : formes et usages contemporains de la prison », Métropolitiques, 18 décembre 2017. En ligne : http://www.metropolitiques.eu/Architecture-carcerale-etsens-de-la-peine-formes-et-usages-contemporains-de-la.html

Recensions dans des revues scientifiques
Meoïn Hagège, « Kivits Joëlle, Balard Frédéric, Fournier Cécile et Winance Myriam, « Les recherches qualitatives en santé », Armand Colin, 7 juin 2016. Recension » Population, 2017, vol 72, n°3

Meoïn Hagège, « Becker, Howard S. 2016. La Bonne Focale. De L’utilité Des Cas Particuliers En Sciences Sociales. Grands Repères. Paris: La Découverte. Recension » Population, 2017, vol 72, n°3

Valérie Icard, « Comptes rendus : Chabbal Jeanne, Changer la prison. Rôles et enjeux parlementaires, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016 », Gouvernement et action publique, vol. 1, n°1, 2017, p. 144-147. URL: https://www.cairn.info/revue-gouvernement-et-action-publique-2017-1-page-131.htm.

Camille Lancelevée, « Nicolas Sallée, Eduquer sous contrainte : une sociologie de la justice des mineurs », Gouvernement et action publique, 2017, n°2

Xavier de Larminat, « Dan Kaminski : Condamner. Une analyse des pratiques pénales », Droit et Société, 2017, rubrique Lu pour vous en ligne : https://ds.hypotheses.org/2849

Yannis Gansel, “Responsabiliser Les Malades, Déresponsabiliser La Psychiatrie ? À Propos De… « Sous L’emprise de La Folie ? L’expertise Judiciaire Face À La Maladie Mentale », de Caroline Protais.” L’Évolution Psychiatrique, November 6, 2017. https://doi.org/10.1016/j.evopsy.2017.09.004.

Manon Veaudor, « Politique pénale et préjugé racial aux États-Unis », La vie des Idées, 2017 En ligne sur : http://www.laviedesidees.fr/Politique-penale-et-prejuge-racial-aux-Etats-Unis.html.

Chapitre ou contributions dans un ouvrage de recherche
Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Marcelo Otero et Romain Paumier). « Introduction », in Marcelo Otero et al. (éd.), L’institution éventrée. De la socialisation à l’individualisation, PUQ, Montréal, 2017, pp. 1-10

Audrey-Anne Dumais Michaud. « Hybridation du droit et des soins : la justice thérapeutique », in Marcelo Otero et al. (éd.), L’institution éventrée. De la socialisation à l’individualisation, PUQ, Montréal, 2017, pp. 13-29

Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Romain Paumier), « Le concept de façade chez Goffman : mise en scène du thérapeutique et présentation de soi dans la relation d’intervention », in Dahlia Namian et Stéphanie Garneau (dir.). Goffman et le travail social, Presses de l’Université d’Ottawa, Ottawa, 2017, pp. 159-172

Corentin Durand, « L’œil et le verbe. Anatomies du pouvoir carcéral », dans Isabelle Fouchard, Daniele Lorenzini, (éd.). Sociétés carcérales, Paris, Editions Mare et Martin, 2017, pp. 89-96

Corentin Durand, Hugues de Suremain et Nicolas Ferran, « The European oversight of France », dans Gaëtan Cliquennois, Hugues de Suremain, (éd.). Monitoring Penal Policy in Europe, Abingdon, Routledge, 2017, pp. 37-53

Alexia Jonckheere, « Les mutations de la clientèle au sein de la justice : entre légitimité organisationnelle et mise en tension professionnelle », in M.-H. Lechien, F. Neyrat et A. Richard, Sociologie de la relation de clientèle, Limoges, PULIM, 2017, pp.167-178

Alexia Jonckheere (avec C. De Man et A. Jaspart), « A l’épreuve d’une analyse en groupe : quand des chercheurs deviennent participants », in « Justice ! » Chercheurs en zones troubles, Montréal, Erudit, Collection Livres et Actes, 2017 (ouvrage en ligne : https://retro.erudit.org/livre/justice/2017/index.htm)

Alexia Jonckheere (avec C. De Man et A. Jaspart), « Enjeux et apports de l’analyse collective dans le travail de recherche », «in « Justice ! » Chercheurs en zones troubles, Montréal, Erudit, Collection Livres et Actes, 2017 (revue en ligne : https://retro.erudit.org/livre/justice/2017/index.htm)

Alexia Jonckheere (avec Y. Cartuyvels), « Le travail social en justice au fil des alternatives : évolutions et inflexions en Belgique (1930-2016) », in Y. Cartuyvels, C. Guillain et T. Slingeneyer (dir.), Les alternatives à la détention en Belgique : un état des lieux, à l’aune du Conseil de l’Europe, Les dossiers de la revue de droit pénal et de criminologie, La Charte, 2017, pp.163-183

Alexia Jonckheere (avec E. Maes), « Actualités autour des alternatives à la détention préventive », in Y. Cartuyvels, C. Guillain et T. Slingeneyer (dir.), Les alternatives à la détention en Belgique : un état des lieux, à l’aune du Conseil de l’Europe, Les dossiers de la revue de droit pénal et de criminologie, La Charte, 2017, pp.145-162

Lara Mahi, « Sur la balance, le poids de la peine. Analyse des usages d’un instrument de mesure », in Philippe Combessie (éd.), Corps en péril, corps miroir. Approches socio-anthropologiques, Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2017, p. 115-130

Julie Minoc (avec Florence Weber), « Les dilemmes de la décision pour autrui : enjeux familiaux et professionnels des hospitalisations sans consentement », in Giloux Nathalie et Primevert Marion (dir.), Les soins psychiatriques sans consentement, Paris, LEH Edition, 2017

Rapports de recherche
Julien Bourdais (avec Giordano Gaëlle, Lemasson Valérie, Quidu Frédéric, Roussel Pascale, Weber Florence), Entre accompagnement médico-social du handicap psychique et soins psychiatriques : étude de trajectoires des malades mentaux en Île-de-France, Rapport IRESP-EHESP-MSSH, 2017, 236p.

Alexia Jonckheere (avec E. Maes, M. Deblock), DETOUR-Towards Pre-trial Detention as Ultima Ratio. 2nd Belgian National Report on Expert Interviews, Brussels, INCC, 2017, 146p.

Arthur Vuattoux (avec Yaëlle Amsellem-Mainguy et Benoît Coquard), Sexualité, amour et normes de genre. Enquête sur la jeunesse incarcérée et son encadrement, Rapport de l’INJEP, commanditaire DGS, 2017. En ligne sur www.injep.fr (publications)

Autres contributions (contributions dans des ouvrages de vulgarisation, articles de dictionnaires, billets de carnets de recherche, pré- et postfaces)
Alexia Jonckheere, « Assistant de justice », in Les mots de la Justice, Bruxelles, Editions Mardaga, 2017, pp.66-67

Communications dans des congrès, colloques, conférences (nationaux et internationaux)
Julien Bourdais (avec Florence Weber), « Entre accompagnement accompagnement médico‐social du handicap psychique et soin psychiatrique. Étude de trajectoires de malades mentaux en Île-de-France », Journées de la recherche en Santé Publique, Les dix ans de l’IResP, Institut Pasteur, 23 novembre 2017

Julien Bourdais, « Identités sociales et poursuites d’hospitalisations en psychiatrie. Étude de trois trajectoires hospitalières à partir d’une enquête ethnographique », 7ème Congrès de l’Association Française de Sociologie, 6 juillet 2017, Amiens

Fernanda Cruz Rifiotis, “A fabricação do parentesco entre jovens ‘egressas’ de serviços de acolhimento institucional”, XXVIII Jornada Paulo Guedes, Fundação Universitária Mário Martins, Porto Alegre, Brasil, 2017

Fernanda Cruz Rifiotis, « Les usages du concept de ‘parcours’ dans les politiques de protection visant les jeunes majeurs: l’expérience des réunions de synthèse, Colloque Le parcours en question: Comprendre les tensions entre les logiques individuelles, collectives et institutionnelles Université Paris-Descartes, Paris, 2017

Fernanda Cruz Rifiotis, “Tecnologias de governo e imigração internacional: pistas para pensar as experiências das crianças em situação de refúgio”, Mesa Redonda Migrantes e Refugiados: Entre Direitos e Tecnologias de Governo, Universidade Federal do Rio Grande do Sul, Porto Alegre, Brasil, 2017

Fernanda Cruz Rifiotis, “Tecnologias de governo e modos de subjetivação: pistas para pensar as experiências das crianças refugiadas no Brasil”, V ENADIR – Encontro Nacional de Antropologia do Direito, Universidade de São Paulo, São Paulo, Brasil, 2017

Fernanda Cruz Rifiotis, “Tecnologias de governo e modos de subjetivação: pistas para pensar as experiências de crianças refugiadas no Brasil, XII Reunión de Antropología del Mercosur / RAM 2017, Universidad Nacional de Misiones, Posadas, Misiones Argentina, 2017

Angeliki Drongiti, « Suicide during the Compulsory Military Service in Greece: Theoretical and Empirical Approaches », Critical Suicidology 2.0, Canterbury Christ Church University, Canterbury, Royaume-Uni, 1 juin 2017

Audrey-Anne Dumais Michaud, « Les tribunaux de santé mentale : hybridation des disciplines », ACSALF, Québec, 2 novembre 2017

Audrey-Anne Dumais Michaud, « Mental Health Court: Between control and support », The Society for the Study of Social Problem. Montréal, Canada, 5 août 2017

Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Sue-Ann MacDonald), « Briser le carcan des problèmes individualisants », Solidarité et reconnaissances des vécues en psychiatrie. AFRIS, Montréal, Canada, 6 juillet 2017

Corentin Durand, The Force of Form. Law in Everyday Communications between Prisoners and Authorities », Graduate Conference in Law and Society, Ecole normale supérieure, Paris, 12 décembre 2017

Corentin Durand, « Le pouvoir carcéral comme travail relationnel. Ethnographie de l’activité des officiers pénitentiaires », Congrès de l’Association française de sociologie, Session “Le pouvoir au prisme de l’activité” (RT23 “Travail, Activités, Techniques”), Université de Picardie Jules-Verne, Amiens, 3 juillet 2017

Yannis Gansel, “Dangerous or Vulnerable? A Genealogy of ‘Difficult and Violent Adolescents’ in France.” Oral presentation presented at the XVII World Congres of Psychiatry, Berlin, October 9, 2017

Yannis Gansel (avec Mohamed Tatou, Lamia El Amrani, Sonia Galletti, Dominique Ploin, Nadine Bossard, Bertrand Ravon, and Behrouz Kassai-Koupai), “Clinical and Social Outcome of Children and Adolescents Presenting in the Emergency Room for Disruptive Behavior in France: A Multidisciplinary Approach.” E-poster presented at the 25th European Congres of Psychiatry, Florence, Italy, 4/04 2017

Meoïn Hagège « Vulnerablility rising. Experiences of prison release with HIV or hepatitis C » American Anthropology Association Meeting, Washington, D.C., 2017

Valérie Icard, « Les modules de respect : un renouvellement de la logique disciplinaire en prison ? », Congrès 2017 de l’Association Française de Sociologie « Sociologie des pouvoirs, pouvoirs de la sociologie », RT3 « Normes, déviances et réactions sociales », Université de Picardie Jules Verne, Amiens, 3 juillet 2017

Alexia Jonckheere, Dilemmas of alternatives to pre-trial detention (judicial control), Final Conference of the DETOUR project, Vienne (Autriche), 2017, 9th of November

Alexia Jonckheere (avec E. Maes). To release under conditions rather than to incarcerate? 17th Annual Conference of the European Society of Criminology (panel session ‘Pre-Trial Detention as Ultima Ratio – a Realistic Scenario in Europe?’). Cardiff, 15 september 2017

Alexia Jonckheere, Coopérer, collaborer, s’isoler : de quelques modalités de la rencontre justice-santé, intervention lors du colloque (Se) Soigner sous la contrainte. Regards comparatifs sur les soins pénalement ordonnés, Université de Nantes, 20 juin 2017

Alexia Jonckheere, Les dispositifs belges de soins pénalement ordonnés : ceci n’est pas un modèle, intervention lors du colloque (Se) Soigner sous la contrainte. Regards comparatifs sur les soins pénalement ordonnés, Université de Nantes, 19 juin 2017

Camille Lancelevée (avec Caroline Protais), « L’irresponsabilité pénale comme support de bifurcation biographique », Colloque Le Parcours en question, Université Paris Descartes, 2 et 3 février 2017

Xavier de Larminat, « L’institutionnalisation des peines en “milieu ouvert” en Europe. Une comparaison transnationale », Congrès de l’Association Française de Science Politique, Montpellier, 11 juillet 2017

Adrien Maret, « L’action associative en détention en France : Pluralité d’acteurs et jeux d’échelles institutionnelles », Congrès de l’Association Française de Sociologie (AFS), Réseau thématique « Normes, déviances et réactions sociales » (RT3), Axe 1/Session 2, Université d’Amiens, 3 juillet 2017

Julie Minoc, « Contraintes légales et exercice des droits : le paradoxe de l’augmentation des mesures de protection judiciaire des majeurs », Conférence scientifique et citoyenne Les droits des personnes à l’épreuve des contraintes légales. Santé mentale, handicap, dépendance, MSH-Paris Nord, 18 décembre 2017

Pearl Morey, « Ma thèse en 180 secondes. Géolocaliser les personnes âgées », Remise des prix de la Fondation Médéric Alzheimer, Siège de l’Agirc-Arrco, Paris, 30 novembre 2017

Pearl Morey, « Géolocaliser les personnes âgées : « nouveaux » objets, « nouvelles » frontières, « nouveaux » pouvoirs ? », 7ème congrès de l’AFS, RT7, Université de Picardie Jules Vernes, Amiens, 3 juillet 2017

Manon Veaudor, « Prison-urban boundaries through confinement facility in France », GPRN: security roundtable meeting – Connecting Urban and Prison Ethnographies: Security and Confinement beyond the Limitations of Site, University of Amsterdam, Amsterdam, 3 novembre 2017

Simeng Wang, “Some reflexions from an ethnographic study on mental suffering of Chinese population in Paris.”, Workshop Migration and Cognitive Change, University of Pennsylvania, Philadelphia, Etats-Unis, 30-31 mai 2017

Simeng Wang, “Use of alternative care in mental health: The case of Chinese immigrants undergoing psychiatric care in Paris”, Colloque Santé et sociétés. Penser l’interdisciplinarité dans des contextes interethniques. Ryerson University, Toronto, Canada, 23-26 mai 2017

Simeng Wang, Participation aux tables rondes « La Santé mentale », « Les humanités dans la formation médicale », « La révolution numérique au cœur de la médecine », Colloque La personne en médecines, Ambassade de France en Chine, Beijing, Shanghai et Kunming, Chine, 10-20 mai 2017

Communications dans des journées d’études
Jean-Sébastien Alix, « Le décloisonnement dans l’action sociale face à une transformation du paradigme », conférence d’ouverture, Colloque organisé par le département de sociologie de Rennes 2 intitulé le « Décloisonnement professionnel en débat », Rennes, 18 mai 2017

Angeliki Drongiti, « “Les conscrits sont des citoyens en uniforme” : Le mouvement de la jeunesse pour la démocratisation du service militaire et de l’armée (1980-1985) et les luttes contemporaines autour de l’armée en Grèce », Réseau thématique 15 « Sociologie de la jeunesse, session conjointe avec le Réseau Thématique 21 « Mouvements sociaux » intitulée « Prendre le pouvoir : mobilisations juvéniles à travers le monde », Congrès de l’Association Française de Sociologie (AFS), Amiens, 5 juillet 2017

Valérie Icard, « “Ce n’est pas une prison !” Normalisation de l’espace carcéral et maintien de l’ordre au sein des nouvelles prisons en Espagne », Journée d’étude « La matérialité carcérale, conçue et vécue », Séminaire international du Groupement Européen de Recherches sur les Normativités (GERN/CNRS) « Architecture carcérale contemporaine : matérialités, utopies, prospectives », Université Paris-Sorbonne, Paris, 9 juin 2017

Xavier de Larminat et Julie Minoc, « Le guichet sans consentement. Des justiciables sous tutelles ou probation à l’épreuve des rapports de classe », Journée d’étude Les rapports de classe au concret, Réseau thématique « Classes sociales, inégalités, fragmentations » de l’Association française de sociologie, Paris, 4 mai 2017

Xavier de Larminat (avec Missiva Medjkane et Emilie Dubourg), « Le partage d’informations confidentielles. Regards croisés entre droit et sciences sociales », Journée d’étude Approches pluridisciplinaire des phénomènes : interrogation croisée du droit, des sciences dures, humaines ou sociales, Lyon, 3 février 2017

Adrien Maret, « L’investissement des associations en prison à propos des drogues. Panorama des engagements associatifs et questionnements autour de leurs positionnements face aux politiques publiques », Journée-rencontre du laboratoire TEPSIS/EHESS (Transformation de l’État, politisation des sociétés et institution du social/École des hautes études en sciences sociales) – Drogues & prison, EHESS, Paris, 3 mai 2017

Julie Minoc, « Psychiatrie, décision pour autrui et contestations judiciaires », Journée d’études Handicap psychique, décision pour autrui et trajectoires des patients de la psychiatrie, ENS-Paris, Paris, 2 février 2017

Pearl Morey, « Géolocaliser les personnes âgées : les ”ambivalences du care” technologique », Journée d’études du RT 19 et RT 29, École des Mines ParisTech, Paris, 12 décembre 2017

Communications dans des séminaires de recherche
Jean-Sébastien Alix, « Enjeux actuels : entre évolutions subies et contradictions exploitables », Séminaire organisé par l’IRTS de Montrouge « Actualité du secteur », Montrouge, 16 mai 2017

Jean-Sébastien Alix, « Recherche et travail social. Une légitimité professionnelle à l’œuvre », Séminaire du Ceries, Université de Lille, Lille, 6 mars 2017

Elsa Besson, « 1846-1851 : Le printemps des prisons cellulaires : mouvements occidentaux pour une spatialisation des théories pénitentiaires », séminaire des chercheurs de l’INHA, Institut National d’Histoire de l’Art, Paris, 26 mai 2017

Elsa Besson, « L’utopie pénitentiaire face à la critique monotone de la prison », séminaire Prisons et sciences sociales « L’utopie de la prison modèle », EHESS / OIP section française / IRIS, Paris, 12 juin 2017

Elsa Besson, « L’architecture carcérale à l’aune de la cellule. Origines, mythes et constances de la prison individuelle », Séminaire Architecture carcérale contemporaine : matérialités, utopies, prospectives, GERN (Groupe Européen de Recherches sur les Normativités/CNRS), « L’utopie pénitentiaire et les modèles carcéraux », Université Libre de Bruxelles, 17 novembre 2017

Julien Bourdais, « De la médecine à plusieurs vitesses aux filières de soin. Comment saisir la hiérarchie des mobilités institutionnelles en psychiatrie hospitalière ? », Séminaire de recherche du Groupe de Recherche sur les Institutions Disciplinaires (G.R.I.D.), Centre d’histoire du XIXème siècle, Paris I Panthéon Sorbonne, 29 novembre 2017

Corentin Durand, « Les espaces de la doléance carcérale. Énoncés, formats, traductions », Séminaire “Des assemblages de matière et de langage : stratégies et perspectives de recherche” (Nicolas Dodier/Anthony Stavrianakis), EHESS, 28 avril 2017

Valérie Icard, « L’utopie de la prison-modèle », Séminaire Sciences sociales et prison de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et de l’Observatoire International des Prisons, « Prison et politique », EHESS, Paris, 12 juin 2017.

Adrien Maret, « Les acteurs associatifs dans et autour des prisons. Cadrages et questionnements dans une perspective de science politique », Séminaire du CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales), Journée spéciale sur les travaux des membres du centre, Guyancourt, 28 février 2017

Adrien Maret, « Délimitation d’un objet d’étude en thèse à la fin de la phase exploratoire. Du secteur associatif prison/justice aux associations de bénévoles de l’espace pénitentiaire », Séminaire des doctorant-e-s des laboratoires PRIMTEMPS/CESDIP, CESDIP, Guyancourt, 20 janvier 2017

Julie Minoc, « “Il n’est pas question de se défendre, il n’y pas d’accusation”. Conditions et régulation des contestations judiciaires de majeurs protégés contre des décisions de juges des tutelles », Séminaire Handicap et exercice des droits : entre contrainte et accompagnement (organisé par Benoît Eyraud, Emmanuelle Fillion, Jean-François Ravaud) – Séance « Les conditions de l’exercice des droits : de l’information à la contestation possible », Université Paris-Descartes, Centre Universitaire des Saints-Pères, Paris, 8 juin 2017

Pearl Morey, « Géolocaliser les personnes âgées. Surveillances et déplacements quotidiens en Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendante (EHPAD) », Doctoriales de l’Iris, EHESS, Paris, 23 juin 2017

Manon Veaudor « Quadriller l’espace carcéral. Le rôle des assignations urbaines sur les pratiques d’affectation et de surveillance en détention », GERN – Architecture carcérale contemporaine : matérialités, utopies, prospectives, Maison de la recherche, Université de Paris-Sorbonne, Paris, 9 juin 2017

Manon Veaudor, « Une approche de la gestion de l’espace de détention », séminaire doctorant-e-s du Cesdip, Guyancourt, 28 février 2017

Interventions dans des masters, formations professionnelles, réseaux associatifs
Elsa Besson, « Enjeux des images de l’architecture carcérale dans les revues d’architecture : reproduction de modèles, affirmation de la discipline – Milieu XIXe s. – Années 1930 », séminaire doctoral Critique et historiographie de l’architecture, EA 1279 Université Rennes 2, 17 février 2017

Fernanda Cruz Rifiotis, “Sujeitos e Políticas Públicas: a “reversão figura-fundo”, intervention dans le séminaire de doctorat à l’Université Federal do Rio Grande do Sul – UFRGS/Brésil, 6 octobre de 2017

Corentin Durand, « Pour une sociologie morale des trajectoires de contrôle. Michel Foucault et la sociologie », Séminaire “Lectures en sociologie” (Julie Minoc), ENS Paris, 17 janvier 2017

Valérie Icard, « Quelle place pour les surveillants dans l’organisation carcérale ? », 36ème Journée Prison-Justice du GENEPI, table ronde sur les surveillants pénitentiaires avec Laurence Delleur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Nanterre, 9 décembre 2017

Xavier de Larminat, « Nouvelle gestion publique et recompositions judiciaires », Master 2 droit, Université Paris II – Panthéon-Assas, 8 mars 2017

Adrien Maret, « Présentation d’ensemble du secteur associatif intervenant en détention en France. Relations aux pouvoirs publics, luttes symboliques et enjeux politiques », Master II criminologie et victimologie (cursus droit et psychologie), Institut de Sciences Criminelles – Faculté de Droit et de Sciences Sociales – Université de Poitiers, 13 décembre 2017

Julie Minoc, « Comprendre les politiques sociale et familiale depuis les tribunaux. Enquête sur la justice familiale en France », séminaire de sociologie de la protection sociale (cours de Master assuré par Julien Bourdais), ENS Paris-Saclay, Cachan, 31 mars 2017

Organisation de manifestations scientifiques
Audrey-Anne Dumais Michaud (avec Romain Paumier, Annick Vallière et Alizé Houdelinckx), Appréhender, documenter et répondre aux inégalités sociales et à leurs effets. Perspectives de jeunes chercheur.es du CREMIS, Montréal, 4 mai 2017

Corentin Durand (avec Liora Israël, Magda Boutros et Sémila Kebaili) Graduate Conference in Law and Society (EHESS-PSL/Berkeley University/Northwestern University), Ecole normale supérieure, Paris, 12-13 décembre 2017

Valérie Icard, Manon Veaudor avec Nicolas Fischer et Alexia Venouil, Congrès de l’AFSP, ST 13 – Pour une sociologie des politiques pénitentiaires, Faculté de droit et science politique, Université de Montpellier, Montpellier, 11 juillet 2017

Camille Lancelevée (avec Marie Crétenot), séminaire mensuel Sciences Sociales et prison (IRIS, OIP): voir notamment séance du 13 février 2017: Espaces politiques en prison (avec Corentin Durand)

Camille Lancelevée (avec Caroline Touraut et Michel Daccache), journées d’études interministérielles de la DAP sur la santé mentale en prison, Hôtel de Ville de Paris, 20 et 21 décembre 2017

Xavier de Larminat et Alice Gaïa (avec Valérian Benazeth), Colloque international Les processus de désistance : une perspective comparative, CESDIP, Hôtel-de-Ville de Paris, 28 et 29 septembre 2017

Interviews (presse, radio, télévision)
Elsa Besson, LSD – La série documentaire, « Utopia – Architecture et utopie (3/4) Dessine-moi une prison », diffusion le 27 décembre 2017

Restitutions et communications autour de la thèse, aux acteurs et actrices du terrain d’enquête
Meoïn Hagège, « La sortie de prison dans les parcours de détenus qui vivent avec le VIH ou une hépatite C », Restitution des résultats de la thèse au Forum de la Direction de l’administration pénitentiaire, Paris, 2017

Meoïn Hagège, « Faire de la recherche en prison, une nécessité malgré les obstacles », Groupe de travail Milieu Carcéral, Sidaction, Paris, 2017

DÉCEMBRE2 0 1 6 09hLes frontières des dispositifs de traitement et de contrainte.Réactions, résistances et adaptations.MSH • Paris Nord20, avenue George Sand93210 Saint-Denis la Plaine1615&A C C U E I LÀ L’AUNE DES MÉTAMORPHOSES INSTITUTIONNELLESCOLLOQUE • 2ÈME ÉDITION • 20161Depuis sa création, le groupe Traitements et Contraintes réunit une trentaine de doctorant.e.s et de jeuneschercheurs/ses d’horizons et de disciplines divers travaillant sur des institutions ou des dispositifs à lacroisée du social, du judiciaire, du médical et de l’éducatif. Le pari de ce groupe de travail est de croiser uneréflexion théorique sur les notions polysémiques de « traitement » et de « contrainte » et une approcheempirique de dispositifs et d’institutions variés pour mieux penser les figures contemporainesde la « prise en charge » de publics considérés comme « vulnérables ».En près de cinq ans d’existence, le groupe Traitements et Contraintes s’est diversifié, tant dans les objetsétudiés par ses membres, dans les méthodes d’investigation et les théories sociologiques mobilisées, quedans les modèles nationaux envisagés. Initialement centré sur un nombre limité d’institutions fermées (prison,hôpital psychiatrique, centre de rétention administrative), il s’est ouvert à une hétérogénéité dedispositifs (armée, unités hospitalières diverses, chaînes judiciaires ou administratives, dispositifséducatifs, d’accompagnement ou d’insertion « hors les murs »).Quatre ans après l’organisation du colloque liminaire du groupe, la seconde édition aura pour objectifd’interroger la transformation des modèles et des formes d’intervention ou de régulation institutionnels(sociale, judiciaire, médicale, sécuritaire, etc.) à partir des travaux des membres du groupe et desréflexions menées collectivement.Six thématiques nous ont paru fécondes pour penser la pluralité des formes de traitement et de contrainte.Le premier panel interrogera ainsi les figures de l’altérité dans des structures de soin et d’enfermement,que ces figures soient produites ou réappropriées par l’institution. Il s’agira de réfléchir aux logiqueshybrides co-existant au sein de certaines institutions et à la fabrique de la « prise institutionnelle ».Le deuxième panel nous permettra de penser les reconfigurations de l’exercice du traitement et dela contrainte « hors les murs ». Entre coercition et nécessaire consentement pour s’éprouver, nousverrons comment certains dispositifs institutionnels exigent des professionnels la mise en œuvrede techniques relationnelles et de contrôle diffuses et continues pour encadrer les libertés et endiguer lesvelléités de résistance.Le troisième panel sera consacré aux formes de résistance à la contrainte institutionnelleexercée sur des personnes incarcérées. Tour à tour envisagées comme des ressourcespour les individus dans leur trajectoire individuelle ou comme des modalités de gestion etde contrôle qui viennent légitimer le fonctionnement des institutions, les interventions reviendront sur lesambigüités de ces formes de résistance et de leurs effets.Le quatrième panels’intéressera aux dynamiques de subjectivation sous contrainte.Les communications s’attacheront à décrire les processus d’adaptation des personnes aux normes etcatégories institutionnelles auxquelles les personnes sont sommées d’adhérer pour devenir « bénéficiaires ».Enfin, le cinquième panel sera l’occasion de réfléchir aux enjeux professionnels engendrés par lesprocessus d’assignation identitaire. L’attention aux catégories professionnelles, en tant qu’objets deluttes, de négociations et dans le même temps d’institutionnalisation, permettra d’éclairer les rapports deforce et de positionnement qui structurent les champs considérés, mais aussi lespratiques et représentations des agents.

9h00-9h30 Accueil et introduction générale9h30-12h30 Panel 1 : Construire l’altérité. Approche croisée des logiquesinstitutionnelles en milieux fermés• Camille LANCELEVEE (Iris, EHESS) et Louise TASSIN (Urmis, Nice SophiaAntipolis) : Penser l’hybridation des lieux de privation de liberté au prismede l’asile• Julien BOURDAIS (Cermes3, Paris-Descartes) et Manon VEAUDOR ( CESDIP,UVSQ) : Deux regards sur la « prise institutionnelle » : le travail pluridisciplinaire, dela clinique psychiatrique ouverte à l’enceinte de la maison d’arrêtDiscutante : Delphine MOREAU (LIER, EHESS)Animatrice : Barbara BAUDUIN (Pacte, Grenoble-Alpes, Centre MarcBloch)12h30-14h00 Pause déjeuner (buffet, sur inscription)14h00-17h00 Panel 2 : Penser la contrainte institutionnelle hors les murs• Barbara BAUDUIN (Pacte, Grenoble-Alpes, Centre Marc Bloch) etPearl MOREY (Cermes3, Iris, EHESS) : Entre contrainte bienveillante etbienveillance contraignante : l’utilisation pénale et médicosociale desbracelets électroniques mobiles• Xavier DE LARMINAT (CENS, Nantes) et Julie MINOC (Printemps, UVSQ,ENS-Paris) : Le guichet sans consentementDiscutant : Sébastien SAETTA (Cermes3, Paris-Descartes)Animatrice : Valérie ICARD (CESDIP, UVSQ, Université de Picardie Jules Verne)JEUDI 15 DÉCEMBRELes frontières des dispositifs de traitement et de contrainte.09h -17hVENDREDI 16 DÉCEMBRERéactions, résistances et adaptations.09h -17h9h00-10h50 Panel 3 : Résister• Thibault DUCLOUX (CMH, EHESS) : Hérésies carcérales et religiosités citoyennes• Chloé BRANDERS (JUR-I, UCL) : Le théâtre-action dans les lieux d’enfermement :jouer pour résisterDiscutant : Nicolas FISCHER (CESDIP, CNRS)Animatrice : Julie MINOC (Printemps, UVSQ, ENS-Paris)10h50-11h10 Pause-café11h10-13h00 Panel 4 : Devenir sujet sous contrainte• Fernanda CRUZ RIFIOTIS (Iris, EHESS) : Devenir sujet : les expériences des jeunessous contrat jeune majeur• Yana ZDRAVKOVA (Lise, CNRS, Grhapes) : « Toute ma vie on m’a collé desétiquettes ». Articulations entre les prises en charge sanitaires, sociales etpénales dans les discours de prisonniers handicapésDiscutant : Arthur VUATTOUX (Iris, EHESS)Animatrice : Alice GAIA (CESDIP, UVSQ)13h00-14h30 Pause déjeuner (buffet, sur inscription)14h30-16h20 Panel 5 : Catégoriser et assigner : un enjeu de luttes professionnelles ?• Vianney SCHLEGEL (Clersé, Lille 1) : Pauvre ou malade ? Négociations etarbitrages professionnels dans la prise en charge des personnes sans domicile• Angeliki DRONGITI (CRESPPA-CSU, Paris 8) : « Nous les hommes, eux lesgarçons ». Le jargon militaire à l’épreuve de l’identité masculineDiscutante : Caroline ARNAL (CEE, Sciences Po Paris)Animatrice : Manon VEAUDOR (CESDIP, UVSQ)16h20-17h00 Conclusion généralePROGRAMME2
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Inscription :Inscription avant le 1er décembre 2016 iciContact :colloquetc2016@gmail.comwww.traitements-contraintes.orgAdresse :MSH Paris Nord20 avenue George Sand93210 La Plaine Saint-DenisTransports :Métro 12 : Front populaire (sortie 3)RER B : La Plaine-Stade de FranceBus 139 / Bus 239 / Bus 512 :Front populaire-ProudhonInformations pratiquesComité d’organisationBarbara BAUDUIN (Pacte,Grenoble-Alpes, Centre MarcBloch)Alice GAIA (CESDIP, UVSQ)Valérie ICARD (CESDIP, UVSQ,Université de Picardie JulesVerne)Julie MINOC (Printemps,UVSQ, ENS-Paris)Manon VEAUDOR (CESDIP,UVSQ)3

Inscriptions:https://gouverner.sciencesconf.org/Contact:colloque.gouvernement@gmail.comLieux:ENS de LyonLe Comité d'organisation:Cyriac BOUCHET-MAYER (SantESiH)Iris CONDAMINE-DUCREUX (Cermes3)Laura DELCOURT (CeRIES)Marina DUARTE-SILVA (LEGS)Julia LEGRAND (CRESPPA)Lara MAHI (Centre Max Weber)Alexandre MICHEL (Cermes3)Isaora RIVIEREZ (Cerlis)Théo SABADEL (Triangle)GOUVERNER LES CORPS ET LESCONDUITESENS de LyonColloque organisé par1516Avec le soutien de:&
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Jeudi 15 octobre8h30-18h458h30-9h00: Accueil9h00-9h15: Ouverture de la journée9h15-10h45: Panel n°1 "Gérer les espaces, réguler les conduites"Modération: Iris CONDAMINE-DUCREUX (Cermes3), Laura DELCOURT (CeRIES)Gaspard LION (EXPERIC):"Collaborer ou se tenir à distance. Réactions et stratégiesd’habitants en camping face aux pratiques de travail social et de gouvernement"Adrien PRIMERANO (IRIS): "Enfermer en salle de détente"Vianney SCHLEGEL (CLERSE): "Réguler les usages d’alcool et de stupéfiants en centresd’hébergement"11h00-13h00: Panel n°2 "Qualifier, déqualifier, requalifier"Modération: Martine KALUSZYNSKI (Pacte), Julie Minoc (PRINTEMPS), Lara MAHI (CMW)Raphaël GALLIEN (CESSMA): "Construire la psychiatrie, encadrer la folie, manquer lefou - Madagascar, 1912-1933"Ivan GARREC (IRIS): "Gérer les émotions. Usages et appropriations du trouble de lapersonnalité borderline"Rémi ROUMÉAS (CMW): "Quelle place pour la victime dans le processus de sélectiondes crimes"13h00-14h30: Pause déjeuner14h30-16h30: Panel n°3 "Se dire et être dit·e·s" (1)Modération: Mathilde DARLEY (CESDIP), Cyriac BOUCHET-MAYER (SantESiH)Maureen CLAPPE (Pacte): "Dire et traduire l’asile. Le récit de demande d’asile, unetechnologie individualisante du pouvoir au service d’un gouvernement des publics ?"Aubrie JOUANNO (CRESPPA): "Une vie bien sous tous rapports"Audrey LINDER (THEMA): "Le récit de rétablissement en santé mentale. Entreinjonction à se dire et indicibilité de la souffrance"16h45-18h45: Panel n°4 "Se dire et être dit·e·s" (2)Modération: Sacha RAOULT (LDPSC, LAMES), Isaora RIVIEREZ (CERLIS)Léo FARCY-CALLON (ESO Rennes): "Mon projet ou celui pour le juge. Anticiper la sortieen établissement fermé pour mineurs"Joris GUILLEMOT (TEMOS): "Se raconter quand on est interné. Les ambiguités d’unrécit"Naoual MAHROUG (CERLIS): "Corps disciplinés, corps résistants dans l’enceinte despréfectures"Guillaume TEILLET (GRESCO): "L’usage de l’entretien au sein de la justice des mineur-es comme modalité de socialisation et procédé de gouvernement"ProgrammeVendredi 16 octobre8h30-18h008h30-9h00: Accueil9h00-10h30: Panel n°5 "Organiser l'action publique"Modération: Gwenola LE NAOUR (Triangle), Théo SABADEL (Triangle)Firmin KRA (LPED): "L’entretien social de la peur dans le but de réguler lescomportements face aux risques : le poro et la santé publique en contexte épidémiquechez les sénoufos de Côte d’Ivoire"Sarah PERRET (ENS): "Governing though data. Migrant traces, border inscriptions andthe production of suspicion at the EU border"Faouzia PERRIN (Pacte): "L’apport du concept de gouvernementalité dans l’analyse dela régionalisation de l’action publique de l’État en santé en France"10h30-11h30: Session poster11h30-13h00: Panel n°6 "Normaliser les corps, contraindre le genre"Modération: Christine DETREZ (CMW), Marina DUARTE-SILVA (LEGS)Sinem GUNES (IHRIM): "Le corps sein. Politiques de santé publique et vécus desfemmes atteintes d’un cancer"Gaëlle LARRIEU (OSC): "Gouverner les corps sexués : la prise en charge médicale etparentale des variations du développement sexuel des enfants"Cindy LOUCHET (CMW): "De la beauté, bon gré mal gré ! Le cas des salles de remise enforme démixées"Laurine THIZY (CRESPPA): "L’IVG est toujours le symptôme d’autre chose ». Gouvernerle psychisme féminin en centre d’orthogénie : le rôle des conseillères conjugales etfamiliales dans la mise en récit genrée de l’avortement"13h00-14h30: Pause déjeuner14h30-16h30: Panel n°7 "Inciter au gouvernement de soi, façonner lessubjectivités" Modération: Luc BERLIVET (Cermes3), Julia LEGRAND (CRESPPA)Elsa BOULET (ESO Rennes): "C’est pour le bébé. Contours et enjeux de la sanitarisationdes grossesses"Alexandre MICHEL (Cermes3): "Protéger, évaluer, faire sortir"Guillaume PÉRISSOL (CESDIP): "Le soft government des jeunes délinquantsMathilde PERRAY(GREPS): "Repenser l’empowerment à travers la recherchecommunautaire"16h30-17h00: Pause17h00-18h00: Clôture du Colloque par Dominique MEMMI