Les membres

Elsa Besson ; Julien Bourdais ; Rita Carlos ; Fernanda Cruz Rifiotis ; Laura Delcourt ; Angeliki Drongiti ; Corentin Durand ; Valérie Icard ; Xavier de Larminat ; Julia Legrand ; Iris Loffeier ; Lara Mahi ; Adrien Maret ; Missiva Medjkane ; Audrey-Anne D. Michaud ; Julie Minoc ; Pearl Morey ; Pierre Pozzi ; Irene Pochetti ; Mélodie Renvoisé ; Sébastien Saetta ; Vianney Schlegel ; Melchior Simioni ; Louise Tassin ; Tonya Tartour ; Manon Veaudor ; Hugo Wajnsztok ; Yana Zdravkova. [Les anciens membres]

Elsa Besson

besson.elsa(@)gmail.com

Je travaille sur l’histoire de l’architecture carcérale en France entre 1846 et 1950, à travers l’étude d’un corpus composé à la fois de bâtiments, réalisés ou projetés, et des éléments discursifs qui entourent leur production, relevant souvent de l’histoire du droit. Il s’agit d’éclairer les rapports entre le processus d’internationalisation et de professionnalisation, depuis le milieu du XIXème siècle, d’une « science pénitentiaire », qui trouve des lieux de diffusion dans des revues spécialisées, bulletins et expositions, et l’architecture carcérale qui s’élabore simultanément en France. La recherche se propose d’étudier ce qui se dessine au croisement de la pérennisation du réseau d’édifices carcéraux en France et des discours notamment issus des congrès pénitentiaires internationaux, de 1846 date du premier, à 1950, date du dernier.

Cette étude s’appuie sur un corpus bipartite, composé d’archives historiques relevant à la fois de l’architecture, projetée et construite, mais aussi discursive (revues, traités et cours notamment), et du droit et des lieux d’expression des théories pénitentiaires (congrès, bulletins, revues, codes etc.). Un des points importants de la recherche réside aussi dans l’élaboration d’une socio-histoire des acteurs, appartenant tant à la sphère architecturale que juridique et étatique, pour mettre en relief les réseaux qui parcourent le champ pénitentiaire, de l’échelle internationale à l’échelle locale.

Je suis diplômée de l’École Nationale d’Architecture de Paris la Villette, actuellement en deuxième année de doctorat à l’université de Rennes 2 (EA 1279), sous la direction d’Hélène Jannière, et co-dirigé par Martine Kaluszynski (Pacte/CNRS/ Institut d’Études Politiques – Université de Grenoble). Je suis également chargée d’étude et de recherche à l’Institut National d’Histoire de l’Art, au sein du département d’histoire de l’architecture, sous la direction de Christine Mengin.

Julien Bourdais

ju.bourdais(@)gmail.com

Je travaille sur la place de la médecine libérale dans l’espace de la psychiatrie hospitalière. Cette enquête s’appuie sur un matériau assez divers tiré de la monographie d’un établissement. J’entends saisir depuis ce point d’observation des logiques de partenariat entre établissements et de mobilité des usagers pour proposer une description des contraintes qui pèsent aujourd’hui sur l’hospitalisation à temps plein en psychiatrie. L’idée est en effet d’articuler une description du travail des professionnels à celle des trajectoires de soins des personnes à un moment hospitalisées.

Je suis doctorant contractuel à l’Université Paris Descartes, rattaché au laboratoire Cermès3 (site des Saints Pères) et moniteur au département de sciences sociales de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan.

Fernanda Cruz Rifiotis

frifiotis(@)gmail.com

Je suis post-doctorante à l’Université Federal do Rio Grande do Sul – UFRGS/Brésil, titulaire d’une bourse Jacques Gutwirth-PNPD Capes. Entre les mois décembre de 2015 et mai de 2017, j’ai réalisé un post-doctorat avec le soutien de la CAPES/Brésil à l’Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les enjeux Sociaux (IRIS) de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

J’ai fait un doctorat en Anthropologie Sociale à l’Universidade Federal de Santa Catarina au Brésil et un Master en Sciences de la Communication à l’Universidade do Vale do Rio dos Sinos à Unisinos /Brésil. Actuellement, je suis  attachée comme chercheur au Nécleo de Antropologia e Cidadania (NACI/UFRGS) et aussi au Núcleo de Antropologia do Contemporâneo (Transes/UFSC).

Mes principaux domaines d’expertise sont l’anthropologie urbaine et mes sujets de recherche sont les politiques publiques et l’État, l’enfance et la jeunesse, la parenté et la maternité et plus récemment la migration internationale d’enfants.

Laura Delcourt

laura.delcourt(@)univ-lille.fr

Je travaille sur la socialisation à un mode de vie en institution, au prisme de l’univers carcéral. Mes recherches s’intéressent plus précisément aux trajectoires de vie des personnes ayant connu à la fois la prison et des structures de prise en charge médico-sociales (CHRS, Centre d’Hébergement d’Urgence, centre de cure, CSAPA, CAARUD, EPSM, Aide Sociale à l’Enfance, chantier d’insertion, etc).

Il s’agit de comprendre quel sens est donné à l’expérience pénitentiaire lorsque celle-ci s’ajoute à d’autres expériences institutionnelles. Je m’intéresse à la façon dont ces expériences pré-carcérales vont influer (ou pas) sur la manière dont ces personnes vont se représenter leur passage en prison. Une des hypothèses est qu’une socialisation institutionnelle s’opère en amont et tend à faire de la prison une expérience banalisée.

L’enquête s’effectue dans la région Hauts de France à partir d’entretiens biographiques menés auprès de cette population ainsi que d’échanges informels avec des professionnels et d’observations au sein des institutions. Une grande partie du terrain est effectuée en milieu dit ouvert.

Je suis actuellement doctorante en sociologie à l’Université de Lille, au laboratoire CeRIES, sous la co-direction de Jacques Rodriguez et Dietmar Loch. La recherche est co-financée par la région Hauts de France et l’Université de Lille.

J’ai précédemment été ingénieure d’études au CLERSE (Université de Lille) et travaillé sur le maintien et l’accès au logement des personnes dites placées sous main de justice.

Angeliki Drongiti

adrongiti(@)yahoo.fr

Je mène ma recherche de doctorat en sociologie sur le suicide dans l’armée de terre grecque depuis 2011. Les principales questions sur lesquelles je m’interroge concernent les appelés, étant donné que le service militaire constitue toujours une obligation pour tous les hommes grecs entre 18 à 45 ans. Plus précisément, je m’intéresse aux facteurs du suicide qui sont liés au genre et aux classes sociales pour cette catégorie.

Je mobilise plusieurs méthodes et les matériaux produits sont constitués d’une mosaïque de données complémentaires afin de permettre d’analyser ce phénomène ; entretiens (menés auprès de soldats qui ont fait une tentative de suicide, mais aussi avec des soldats, des officiers et des sous-officiers qui ont vécu le suicide d’un soldat (ou un co-soldat), avec les parents dont les fils se sont suicidés durant leur service militaire, avec des psychiatres militaires, avec des militants, avec des journalistes), analyses statistiques et analyse de contenu des articles de presse. Toutefois, le cœur méthodologique de cette étude est l’observation participante en forme de stage que j’ai effectué en aout et en septembre 2014 dans un des trois hôpitaux militaires psychiatriques du pays.

Corentin Durand

corentin.durand(@)ens.fr

Je travaille sur les différentes formes que peuvent prendre les communications critiques (demandes, plaintes, revendications…) entre personnes incarcérées et autorités. En prêtant attention aux différents modes d’expression et d’inscription de la doléance, je cherche à rendre compte des dynamiques qui façonnent  les espaces d’expression critique entre des acteurs socialement affaiblis et des autorités établies. En particulier, l’ouverture de nouveaux espaces de communication accessibles aux personnes incarcérées interroge la manière dont la critique s’y déploie effectivement, et dont elle reconfigure éventuellement les relations de pouvoir en détention.

Cette enquête s’appuie sur l’observation ethnographique des lieux de production, d’expression et de traitement de doléances de prisonniers. Ces observations, complétées par des entretiens, ont lieu en prison mais aussi dans les différents services qui, à l’extérieur des établissements, reçoivent et traitent des requêtes de personnes incarcérées. Le contenu de ces échanges fait par ailleurs l’objet d’une analyse qualitative et quantitative.

Je suis rattaché au Centre Maurice Halbwachs et au Centre d’études des mouvements sociaux. Avec Liora Israël, j’ai créé en 2014 et coordonné jusqu’en 2018 l’Ouvroir de sciences sociales potentielles de l’EHESS (Ouscipo), destiné à développer des partenariats de recherche entre recherche et société civile. J’ai assuré la coordination du groupe « Traitements et contraintes » entre 2014 et 2018.

Valérie Icard

valerie.icard(@)free.fr

Je travaille sur les évolutions contemporaines de la politique pénitentiaire, dans une perspective comparée franco-espagnole. Il s’agit de comprendre comment s’articulent les processus de modernisation, de normalisation et d’humanisation de l’institution carcérale. En intégrant les dimensions nationale et internationale du changement, j’en interroge les répercussions à l’échelle locale, en portant notamment le regard sur les reconfigurations organisationnelles et la place du personnel de surveillance. Cette enquête s’appuie sur quatre monographies d’établissements pénitentiaires, situés en France et en Espagne, combinant observations ethnographiques et entretiens.

Je suis doctorante en Science Politique, au sein du laboratoire CESDIP (Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales) – Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines.

Xavier de Larminat

xavier.larminat(@)gmail.com

Je travaille depuis une douzaine d’années sur l’exécution des peines en milieu ouvert, sous l’angle de la gestion des risques de récidive et de la gestion managériale des flux de justiciables. Mes recherches s’appuient essentiellement sur des observations ethnographiques au sein des services de probation en France et des maisons de justice en Belgique, ainsi que sur des entretiens compréhensifs avec les personnes qui y travaillent. Mes nouveaux projets de recherche portent désormais sur les parcours de vie des personnes ayant eu affaire à la justice, de manière à cerner les configurations du désengagement délinquance au croisement des dispositions, des interactions et des institutions.

Après avoir soutenu ma thèse en 2012 au CESDIP à l’université de Versailles Saint-Quentin, j’ai effectué un séjour post-doctoral entre 2013 et 2015 au Centre d’études sociologiques de l’université Saint-Louis à Bruxelles. depuis 2017, je suis maitre de conférences en science politique à l’université de Rouen.

Julia Legrand

julia.legrand04(@)etud.univ-paris8.fr

Partant d’une question en apparence simple : “Comment prescrivent les psychiatres”, je me suis intéressée au rapport entre prescription médicale de médicaments, activité des équipes soignantes et relations aux patients dans le contexte d’un secteur psychiatrique. L’enquête de terrain, déployée dans une unité fermée hospitalière et dans un Centre Médico-Psychologique de banlieue parisienne, a révélé que les pratiques professionnelles s’organisent principalement autour du médicament. Celui-ci est défini comme un objet empirique, traducteur d’entités cliniques pour les psychiatres, et comme un objet-frontière assurant le travail collectif des soignants. A un autre niveau, le médicament agit comme un producteur d’identités professionnelles pour les soignants, et personnelles pour les patients.

Outre les observations des activités soignantes autour des médicaments (préparation, délivrance) j’ai concentré mon enquête sur l’observation des consultations psychiatriques avec les patients, afin de saisir les logiques à l’œuvre dans ces interactions (attitudes de prescription, négociation du traitement, etc.) J’ai complété ce terrain par des observations au sein de congrès professionnels ainsi que par des entretiens avec des représentants de psychiatres, des cliniciens ainsi que des internes de cette spécialité dans le but d’analyser les discours que produisent les professionnels sur leur activité et les références théoriques qu’ils mobilisent.

Je suis doctorante en sociologie, rattachée au CRESPPA-GTM (site Pouchet) sous la direction de Régine Bercot et Livia Velpry (CERMES 3), et actuellement membre du bureau du RT19 de l’AFS. Mes domaines de recherches sont les suivants : Sociologie de la Santé (Mentale), Sociologie des sciences, Sociologie de la Médecine, Sociologie du travail et des professions.

Iris Loffeier

loffeier.iris(@)gmail.com

Chercheure à la Haute école de santé Vaud (HESAV, Lausanne) en qualité d’adjointe scientifique, je co-dirige aujourd’hui, en collaboration avec Annick Anchisi, un projet de recherche FNS (Fonds National Suisse de la Recherche) portant sur le coaching/formation continue en maison de retraite, en Suisse et en France. J’ai, au préalable, réalisé une thèse en sociologie à l’Université d’Aix-Marseille portant notamment sur les connaissances et pratiques vis-à-vis des personnes âgées en EHPAD  en France ; ainsi qu’un post-doctorat à l’Université du Luxembourg, où j’ai travaillé avec Benoît Majerus à son projet de recherche FNS (Luxembourg) “Framing Age”, visant à comprendre certaines modalités socio-historiques des connaissances des personnes âgées en Europe depuis le 19ème siècle.

Lara Mahi

laramahi75(@)gmail.com

Je suis docteure en sociologie, rattachée au Sophiapol (Université Paris Nanterre) et associée à Pacte (Université Grenoble Alpes / Sciences Po Grenoble).

À partir du cas des institutions de la pénalité (justice, prison), je décris dans ma thèse comment le pouvoir médical se déploie, au présent, de façon discrète et diffuse, dans et par des institutions ne se donnant pas pour première mission de soigner. Cette démonstration, processuelle, prend appui sur une enquête ethnographique au long cours, qui associe observations de pratiques judiciaires, monographies des services médicaux d’établissements pénitentiaires, entretiens de type “récit de vie” conduits avec des détenus pris en charge sur le plan de leur santé en prison, étude de corpus d’articles scientifiques ayant pour objet les conditions de santé de la population carcérale et statistiques ethnographiques (constitution de trois bases de données). Quelques analyses de cette enquête, posant la question d’une “sanitarisation” du pénal et s’intéressant à la façon dont les détenus sont socialisés à la santé en prison, ont été publiés sous la forme d’articles disponibles en accès libre sur le portail HAL.

Adrien Maret

adrien.maret(@)cesdip.fr

J’étudie, dans le cadre d’une thèse en science politique, le secteur associatif « prison-justice » en France. Si l’ensemble du secteur associatif est pris en compte, je m’intéresse principalement aux échelons centraux et aux fonctions de directions/coordinations/représentations des principales associations et institutions (administration pénitentiaire, ministères, parlement…). Une quinzaine d’associations sont ainsi placées au centre de l’étude : Secours catholique, Genepi, Croix rouge, Association nationale des visiteurs de prison, Cimade…

Je me focalise sur les relations entre acteurs associatifs et pouvoirs publics et plus spécifiquement sur la manière avec laquelle les associations s’inscrivent (ou pas) dans les politiques publiques pénitentiaires, que ce soit dans les faits ou les discours. Sont ainsi analysé-e-s, à partir d’une enquête de terrain et de différents types de corpus documentaires, les actions des acteurs associatifs et institutionnels, leurs rapports au « politique » ainsi que les relations existantes entre les différentes organisations (notamment le « milieu interassociatif »). Par ailleurs, je me suis également intéressé à l’histoire carcérale, aux relations police-population et aux répercussions sociopolitiques des attentats en France.

Je suis doctorant en science politique depuis octobre 2015 au sein du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP, Université Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay). Je réalise ma thèse sous la direction de René Lévy et Jacques de Maillard.

Audrey-Anne D. Michaud

audrey-anne.dumais-michaud(@)umontreal.ca

Présentement au doctorat en sociologie à l’Université de Québec à Montréal (Montréal, Canada) ma thèse vise à documenter une stratégie d’intervention sociale peu étudiée : les tribunaux de santé mentale (TSM). Les données de la thèse illustrent que l’hybridation du droit et du social témoigne d’un entremêlement de pratiques classiques (réprimer, contrôler, éduquer, etc.) et de pratiques novatrices (accompagner, responsabiliser, redonner du pouvoir à la personne, etc.). En adoptant des mesures hybrides d’aide et de soin, la justice thérapeutique qui guide les pratiques des TSM, semble déborder largement les frontières des tribunaux en questionnant d’autres domaines tels la santé, les problèmes sociaux et la vulnérabilité sociale.

Mes différentes recherches, publications et communications interrogent les situations et les personnes dites vulnérables – aux frontières de la santé mentale, de la précarité sociale et de la judiciarisation – de même que les dispositifs et les pratiques de régulation y étant associées.

Julie Minoc

julie.minoc(a)gmail.com

Je travaille sur le dispositif de protection judiciaire des majeurs (mesures de tutelles et curatelles), au prisme des contestations par les “majeurs protégés” ou leurs proches de décisions des juges des tutelles. Je cherche de la sorte à dégager les propriétés de ce dispositif civil d’exception (dans un contexte de médicalisation), les conditions d’entrée, de maintien et de sortie éventuelle, et à en mesurer les effets sur le quotidien, les trajectoires individuelles et les économies domestiques. Pour ce faire, mon attention se porte tout à la fois sur les pratiques et les catégories d’entendement des « prescripteurs » en la matière (professionnels du social, de la psychiatrie, de la justice, mais aussi familles) et sur les carrières, les résistances et les ressources des personnes qui sont l’objet de ces mesures (et dont les facultés – le plus souvent « mentales » – sont décrites comme « altérées »). Cas limites, les recours judiciaires et plus généralement les formes de non-consentement rendent particulièrement tangibles les paradoxes inhérents à la mise en place des mesures civiles de tutelles et les processus de délibération à l’œuvre, entre logiques d’assistance et de coercition.

Proposant une monographie d’institution(s) armée par les statistiques, mon dispositif d’enquête repose sur le suivi de plusieurs centaines d’affaires en cour d’appel par l’observation d’audiences et l’exploitation qualitative et quantitative des dossiers judiciaires et décisions afférentes. J’ai également mené des observations et des entretiens auprès des différents acteurs professionnels de la chaîne sociale, médicale et judiciaire (travailleurs sociaux, médecins psychiatres et gériatres, juges et avocats).

Je suis doctorante en sociologie, rattachée au laboratoire Printemps (UVSQ/CNRS). Je suis par ailleurs membre de la Chaire CNSA-ENS-EHESP « Handicap psychique et décision pour autrui ».

Irene Pochetti

irene.pochetti(@)gmail.com

Je travaille sur les enfants et les jeunes des rues au Mexique. En particulier Je m’intéresse  à l’émergence et à l’évolution de cette catégorie sociale dans l’espace public, ainsi que à « l’expérience » des jeunes dans la ville et dans les relation de prise en charge. Cette travail s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée dans deux villes mexicaines très différentes : Tijuana et Mexico, ainsi que sur l’analyse de photographies et de films ayant été produit au Mexique sur le sujet.

Je suis doctorante au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron (EHESS) et Chargée de cours à Lille 3,  et à Paris Dauphine. Je collabore également en tant que formatrice avec l’école supérieure de travail social ETSUP à Paris.

Mélodie Renvoisé

melodie.renvoise(@)etu.univ-nantes.fr

Je travaille sur l’introduction récente d’activités mixtes dans les établissements pénitentiaires pour adultes, qui intervient en rupture avec une longue tradition de stricte séparation des sexes dans l’institution carcérale. D’un côté, j’étudie les conditions historiques et politiques de cette « évolution », en cherchant à comprendre comment la possibilité d’une mixité a été inscrite à l’agenda politique, puis dans la loi pénitentiaire en France. De l’autre, je cherche à saisir les conditions humaines, matérielles et architecturales propices ou non à l’introduction d’une mixité, ainsi que les implications de ces activités tant pour les détenu-e-s que pour les personnels de surveillance. Plus largement, ma recherche entend interroger les évolutions du sens de la peine carcérale, et plus précisément les possibilités d’une normalisation des conditions de détention pour les hommes et femmes détenus.

Pour mener à bien ma recherche, je mobilise plusieurs méthodes d’enquête. Je travaille sur archives, j’analyse des débats parlementaires, je mène des entretiens avec chefs d’établissement. Je m’appuie cependant plus particulièrement sur de longues immersions au sein de maisons d’arrêt, lors desquelles je privilégie l’observation participante et multiplie les entretiens ethnographiques.

Je suis doctorante en sociologie au sein du CENS – Centre Nantais de Sociologie – de l’Université de Nantes. Ma thèse est dirigée par Véronique Guienne et Nicolas Rafin. 

Melchior Simioni

mel.simioni(@)gmail.com

Ma thèse porte sur les échanges économiques à l’intérieur des prisons françaises. J’aborde dans ce travail l’organisation économique interne des prisons, c’est-à-dire à la fois l’organisation informelle des échanges entre les prisonniers et la structure formelle de l’économie carcérale (le travail, la « cantine », les échanges avec l’extérieur, etc.). Je cherche à savoir comment la vocation de la prison, qui est de punir et de corriger les délinquants et les criminels, s’inscrit dans l’organisation économique des lieux d’enfermement. Je m’intéresse également à la capacité de résistance des prisonniers face aux prescriptions de comportement de l’administration. Pour cela, j’étudie d’une part l’évolution de l’organisation interne de l’univers carcéral depuis le XIXe siècle — date de l’institutionnalisation de la prison pour peine —, et je mène d’autre part un travail ethnographique au sein d’une prison française pour longues peines pour comprendre la réalité des pratiques économiques formelles et informelles et le mode de vie des prisonniers.

Après des études d’économie et de sociologie à l’École normale supérieure de Cachan, je réalise une thèse de doctorat en Sociologie économique à Sorbonne Université depuis septembre 2015.

Tonya Tartour

tonya.tartour(@)sciencespo.fr

Je travaille sur les évolutions récentes du système de prise en charge psychiatrique à l’hôpital et leurs effets sur le territoire professionnel des psychiatres. A travers le suivi de trois activités qui régulent et encadrent à l’hôpital psychiatrique, j’observe comment des logiques professionnelles inédites ou renouvelées viennent modifier la routine psychiatrique : la judiciarisation des soins sans consentement ; les tentatives de réformes du sytème de financement ; la pharmacie. Comment se reconfigurent les espaces professionnels à l’hôpital ? Notamment, le travail des médecins est-il menacé par cette segmentation des tâches et l’augmentation du contrôle de leur activité ? Comment les contours de leur expertise sont-ils travaillés dans un champ psychiatrique qui semble se décloisonner malgré eux ? Dans quelle mesure le droit, la gestion et la pharmacie contribuent à procéduraliser la pratique psychiatrique ? C’est à ces questions que la thèse s’attache à donner des réponses à partir d’enquêtes ethnographiques dans trois établissements spécialisés du territoire français, et des entretiens dans les administrations en charge de la mise en place de ces changements.

Je suis doctorante au Centre de Sociologie des Organisations à Sciences Po.

Louise Tassin

louise.tassin(@)hotmail.fr
Ma thèse porte sur les acteurs publics et privés de l’enfermement des étrangers dans l’Union européenne à travers trois études de cas à Paris (France), Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). À la croisée de la sociologie de l’immigration, de la sociologie du travail et de la sociologie de l’action publique, mon travail vise à contribuer à un champ de recherches encore peu développé : la délégation du contrôle migratoire à des acteurs non étatiques – entreprises, associations et, dans une moindre mesure, riverains. Il repose sur des observations dans les centres de rétention et à leurs abords, des entretiens auprès des professionnels et des personnes enfermées ainsi que l’analyse d’archives, d’articles de presse et de documents issus de la littérature grise.

Je suis doctorante en sociologie à l’Urmis (UNS), actuellement ATER à l’EHESS et fellow de l’Institut Convergences Migrations. Je suis également membre du projet ANR Babels, coordonné par Michel Agier, et du réseau Migreurop.

Manon Veaudor

manon.veaudor(@)gmail.com

J’effectue depuis décembre 2013 une thèse de science politique au CESDIP, sous la direction de Jacques de Maillard et Christian Mouhanna. Celle-ci porte sur les connexions entre le milieu carcéral et les localités, c’est-à-dire les lieux d’où viennent ou sont perçus les personnes détenues. A l’appui d’observations directes en prison, cette thèse vise à saisir les logiques de production de l’ordre carcéral articulées aux formes que prend cet « ailleurs ».

Hugo Wajnsztok

hugo.wajnsztok(@)ehess.fr

Ma recherche a trait aux sanctions monétaires prononcées par les tribunaux et leur exécution en fin de chaîne pénale. À l’intersection de la sociologie du droit, de la sociologie économique et du travail, l’enjeu est de mettre en lumière les mécanismes sociaux et institutionnels qui conduisent à des décisions de justice pécuniaires.

Le travail s’appuie sur une enquête commencée en 2016 à l’École nationale de la magistrature puis dans deux tribunaux de grande instance ; avec l’observation d’audiences correctionnelles et JAP, réunions, délibérées, la consultation de dossiers judiciaires et l’échantillonnage de décisions rendues sur la période de l’enquête afin de constituer une base statistique. L’ethnographie est combinée à des entretiens semi-directifs avec différents acteurs de la chaîne : magistrat, avocat, huissier de justice, agent du Trésor public et des fonds de garantie.

Je suis doctorant-contractuel en sociologie sous la direction d’Alexis Spire, rattaché au laboratoire IRIS (EHESS) et chargé d’enseignement à l’Université Panthéon Sorbonne – Paris 1.

Yana Zdravkova

yana.zdravkova(@)gmail.com

En doctorat sur la question de la prise en charge du handicap en prison. Il s’agit comprendre comment se concilient dans la vie quotidienne en prison, deux types de justice – sociale et pénale. La confrontation autour des différents principes de justice interroge les rapports à la santé et au corps, à la médicalisation des comportements inadaptés, à la sécurité et aux institutions sociales. Pour observer et comprendre ces phénomènes, j’ai mobilisé une analyse documentaire et une ethnographie des dispositifs de prise en charge du handicap dans quatre prisons françaises. 

Les anciens membres

Jean-Sébastien Alix ; Barbara Bauduin ; Yasmine Bouagga ; Joël Charbit ; Thibault Ducloux ; Léo Farcy ; Nicolas Fischer ; Yannick Gansel ; Alice Gaïa ; Elsa Genard ; Méoïn Hagège ; Alexia Jonckheere ; Camille Lancelevée ; Lucie Lechevalier-Hurard ; Line Pederson ; Céline Racin ; Sophie Alice Sarcinelli ; Oscar Vaz ; Anne-Sophie Vozari ; Arthur Vuattoux ; Simeng Wang