Le collectif

 

Depuis sa création en 2012, le groupe « Traitements et Contraintes » a réuni une soixantaine de jeunes chercheuses et chercheurs en sciences sociales de différents horizons, travaillant sur des objets à la croisée du social, du judiciaire et du médical.

 

En privilégiant une méthode de type ethnographique, notre pari est d’articuler une réflexion théorique sur les notions polysémiques de « traitement » et de « contrainte » et une approche empirique d’institutions et dispositifs variés (prison, probation, armée, hôpital psychiatrique, EHPAD, centre de rétention, tribunaux, tutelles, etc.) pour mieux penser les figures contemporaines de la « prise en charge ». En effet, nos terrains dans leur diversité posent des questions similaires sans toutefois être totalement réductibles. Il y est question de violence, de consentement, d’autonomie, de responsabilisation, de contention, de soin, de domination, mais à des degrés divers et selon différents agencements.

 

Refusant d’opérer une distinction simpliste entre des dispositifs bienveillants (les dispositifs de soin) et des institutions sécuritaires (qui exerceraient le monopole de la violence légitime), nous nous intéressons de façon comparative – sans réduire les réalités multiples à un modèle unique – aux propriétés organisationnelles de ces lieux, aux normes et pratiques professionnelles qui y ont cours, ainsi qu’aux trajectoires et carrières des personnes sur qui s’exercent le traitement et la contrainte, afin d’explorer les différentes modalités d’emprise sur l’individu à l’œuvre dans ces espaces.