Moduler la contrainte, adapter le traitement – JE du 26 mars 2014

 

Jeudi 26 mars 2014
Salle 638, EHESS, 190, Avenue de France, Paris


La journée d’études aura lieu  au France dans la salle 638 (6ème étage, noyau A) de 9h30 à 18h30. Nous prévoyons deux panels de 2-3 doctorants discutés chacun par des chercheurs confirmés. La dernière partie de la journée (de 16h30 à 18h30) sera réservée aux membres du groupe Traitements et Contraintes pour une discussion collective autour de l’avenir du groupe.

 

Programme

  • 9h45 : Accueil et café

  • 10h : Introduction : Louise Tassin (doctorante, URMIS, Nice Sophia Antipolis)

  • Premier panel : Constructions, usages et contestations des catégories institutionnelles face aux jeunesses « difficiles »

    • 10h15-11h15 : Interventions

      • Fabien Deshayes (docteur, CRESPPA-GTM, Université Paris 8) : Faire avec ou s’opposer aux catégories des professionnels en protection de l’enfance.

      • Irène Pochetti (doctorante, CESPRA, EHESS) : Le genre comme catégorie de la prise en charge des enfants et jeunes des rues au Mexique.

      • Yannis Gansel (doctorant, IRIS, EHESS) : La catégorie des adolescents difficiles dans la littérature psychiatrique : éléments généalogiques.

    • 11h15-12h30 : Discussion

      • Livia Velpry (Maître de conférences, Université Paris 8)

      • Coline Cardi (Maître de conférences, Université Paris 8)

  • Déjeuner libre : 12h30-14h

  • Second Panel: Les institutions à l’épreuve des relations interethniques

    • 14h-15h : Interventions

      • Lila Belkacem (docteure, IRIS, EHESS) : Le « décalage culturel » comme catégorie institutionnelle de prise en charge des familles migrantes. Analyse d’une consultation ethnoclinique à Paris.

      • Simeng Wang (doctorante, CMH, ENS) : Les professionnels de santé en psychiatrie face aux familles chinoises à Paris : rapports interethniques, rapports sociologiques.

      • Damien Trawalé (doctorant, URMIS, Université Paris 7) : Production et réappropriation des catégories de « race » et de sexualité en contexte minoritaire. L’exemple d’une association parisienne LGBT afro-caribéenne.

    • 15h-16h15 : Discussion

      • Benoît Eyraud (Maître de conférences, Université Lyon 2)

      • Claire Cossée (Maître de conférences, Université Paris 12)

    • 16h15-16h30 : Conclusion

    • 16h30-17h : Pot

    • 17h-18h30 : Discussion interne sur l’avenir du groupe de travail

Lieu : Salle 638, EHESS, 190, Avenue de France, Paris

Entrée libre avec inscription obligatoire à l’adresse suivante :

simeng.wang@ens.fr

 

 

Argumentaire

Moduler la contrainte, adapter le traitement : le rôle des catégories et classifications institutionnelles

Journée organisée par Irene Pochetti CESPRA‐EHESS, Louise Tassin, URMIS‐Nice Sophia Antipolis ; Simeng Wang, CMH‐ENS Ulm; Yannis Gansel, IRIS‐EHESS ;

Le groupe Traitements et Contraintes a engagé depuis trois ans une réflexion autour des institutions prenant en charge des populations « vulnérables ». La dernière journée d’étude intitulée «  Questions de théories : quels usages des classiques dans les études sur la contrainte ? » proposait une réflexion sur la mobilisation des concepts foucaldiens et bourdieusiens dans l’enquête ethnographique.

Cette nouvelle journée d’étude vise à préciser les registres de traitement et de contraintes à partir de matériaux empiriques. Les travaux sur les institutions, qu’elles soient pénales, administratives, médicales ou encore sociales, ont tendance à opposer de façon binaire les « enfermés » et les « enfermants » ou bien les « professionnels » et les « usagers ». Nous souhaitons apporter ici de la nuance en nous intéressant aux catégories mobilisées ou produites par et dans ces institutions. De quelle façon les caractéristiques sociales, ethniques, raciales, sexuelles, générationnelles, etc. – tant des « usagers » que des « professionnels » – entraînent-elles ou justifient-elles des modulations du traitement et de la contrainte ?

La journée sera l’occasion d’approfondir trois questions transversales aux recherches des membres du groupe qui, à notre connaissance, restent encore peu explorées :

– Quelles logiques catégorielles sous-tendent le placement et le recrutement dans les institutions ?

– Selon quels procédés et avec quels effets les classements officiels viennent-ils se combiner ou s’opposer à des registres de catégorisation ?

– Comment ces assignations sont-elles acceptées, réappropriées ou contestées par ceux et celles qui en font l’objet ?