Journée d’étude – 25 novembre 2014

La pensée du néolibéralisme et la contrainte en institution :

quelles théories des dispositifs contemporains ? 

 

Mardi 25 novembre 2014 à la Maison des Sciences de l’Homme – Paris Nord, Salle C

Journée organisée par Yasmine Bouagga, Julien Bourdais et Manon Veaudor

 

Accueil à partir de 9h30

 

10h-12h30 :

 

Elisa Chelle (chercheuse associée, PACTE, LIEPP) sur la post-managérialisation des politiques de lutte contre la pauvreté en France et aux Etats-Unis ;

Claude-Olivier Doron (maître de conférence, Paris VII), sur la généalogie du concept de santé mentale: une coïncidence inopinée avec les réformes néolibérales ?

Grégory Salle (chargé de recherche, CLERSE), questionnera l’hypothèse d’une pénalité néolibérale, à travers la commercialisation de la gestion carcérale et le développement de la probation

 

 

Déjeuner sur place

 

 

14h30-17h30 :

 

Atelier participatif sur l’usage de la référence théorique au néolibéralisme dans les enquêtes en cours. Les membres du réseau Traitements et Contrainte qui souhaitent participer enverront pour le 1e novembre un texte d’une à deux pages, discuté en table-ronde par les intervenants de la matinée et l’ensemble des participants, dans un esprit bienveillant.

 

 

 Argumentaire :

Les travaux contemporains sur les institutions de traitements et contraintes mobilisent de façon récurrente la référence au « néolibéralisme ». Cette référence est utilisée à propos des  transformations des institutions, avec les reconfigurations de l’Etat, les nouvelles répartitions public/privé et le développement du management public. Elle est aussi mobilisée à propos des évolutions des modes d’intervention sur autrui, centrés sur le paradigme de l’autonomisation et du gouvernement de soi (Rose 1990). Enfin, la référence au néolibéralisme sert souvent à souligner les paradoxes d’une idéologie qui, tout en mettant l’accent sur les libertés, intensifie les formes de coercition (Harcourt 2011) et tend à remplacer une logique de normalisation par une logique de gestion des risques.

Les trois intervenants évoqueront les usages de la référence au néolibéralisme dans leurs travaux respectifs, portant sur différents types de dispositifs : la lutte contre la pauvreté, la santé mentale, la prison. Comment, dans ces domaines du social, du sanitaire, du pénitentiaire se manifestent des logiques néolibérales ? Comment les identifie-t-on dans des discours, des techniques, des pratiques professionnelles ? Comment affectent-elles les rapports aux publics, les cultures d’institution, et les usages de la contrainte ?

L’objectif de la journée sera de constituer une boîte à outils théorique pour le groupe Traitements et Contraintes afin de penser transversalement les processus à l’œuvre sur les différents terrains étudiés. C’est pourquoi l’après-midi est consacrée à un atelier participatif, visant à poser la question de l’opérationnalité de la référence au néolibéralisme.

 

Comment venir ?

Maison des Sciences de l’Homme – Paris Nord

4 rue de la Croix Faron (arrêt RER La plaine stade de France) – 93210 Saint-Denis

 

S’inscrire (inscription gratuite mais obligatoire, avant le 15 novembre) : ju.bourdais@gmail.com

Indiquer dans l’objet du message « Inscription JE Neolib »

 

Attention ! Pour les membres du groupe de travail T&C souhaitant une prise en charge, inscription obligatoire avant le 25 octobre.